Les écrivains minimalistes

Colloque cet été à Cerisy sur « Les écrivains minimalistes » (21-31 juillet 2003).

DIRECTION : Marc DAMBRE, Gilles ERNST

ARGUMENT :

Eric Chevillard, Patrick Deville, Jean Echenoz, Jean-Philippe Toussaint, mais aussi Emmanuèle Bernheim, Christian Gailly, Eric Laurent, Hélène Lenoir, tels sont quelques-uns des écrivains dont l’?uvre est au centre de cette décade.

Leur succès auprès du public va croissant. Il est donc temps de s’interroger sur l’originalité d’un courant qui, venant après le Nouveau Roman, a réinventé la fiction et présente un nouveau type de personnage. Ce sont ces deux points qui seront essentiellement abordés soit pour un auteur, soit sur l’ensemble du mouvement.

Mais on traitera aussi d’autres sujets tout aussi importants : les filiations reconnues ou moins connues ; l’influence de la peinture ; la nouvelle narrativité ; les lieux du récit (architecture, décor urbain) ; la place insistante des objets du monde moderne ; l’humour et/ou l’ironie (la parodie, également) ; le discours ? tout autre ? sur l’érotisme et, plus généralement, sur l’amour ; la représentation de la modernité ; le rapport avec le public (analyse de la réception). Le tout débouchant, nécessairement, sur la question des rapports du minimalisme avec le monde actuel…

Programme et résumés réunis dans ce document, pour mémoire.

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Fiction et diction: Genette rides again

Genette propose de raffiner son modèle théorique avancé dans Fiction et diction (Seuil, 1991). Ca reste à voir.

Source : A. Gefen, http://www.fabula.org/actualites/article5912.php

« Fiction ou diction », un bref mais stimulant article de G. Genette dans Poétique (avril 2003/n°134), où le critique revient sur la désormais célèbre opposition établie dans Fiction et diction (1991), pour insister sur les horizons d’attente et les modes de lecture différents que suscitent fiction et diction, cette dernière invitant une attention particulière du lecteur à la forme (même si la littérarité par diction « n’évince pas » la littérarité par fiction et même s’il existe de nombreux textes de statut mixte, reconnaît G. Genette).

S’intéressant au statut de la critique, G. Genette défend alors l’idée que celle-ci, littérature de second degré, peut être lue comme esthétique par diction : la différence de statut entre commentaire et hypertexte ne fonde aucune distinction essentialiste entre critique et littérature. Puisqu’il est un génial « bricoleur » de restes, le critique peut être appelée « poète », au sens classique du terme, car il peut être apprécié comme tel. Assumant son relativisme esthétique, Gérard Genette réfute ainsi l’opposition barthésienne entre l’écrivant et l’écrivain, puisque le critère de l’intentionnalité auctoriale avancé par Barthes (pour lequel le texte littéraire ne saurait avoir de finalité communicationnelle) ne saurait fonder l’appréciation esthétique : l’attention du lecteur (collective ou individuelle) est le seul juge du statut du texte.

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