Politiques : Vincent Larivière et Mathieu Rocheleau (27 octobre 2016)

Intervenants :

Description des conférences ici.

Synthèse proposée par Tom Lebrun et Charles-Antoine Fugère

Introduction

La langue est un des fondements de l’identité culturelle et la langue française caractérise tout particulièrement la spécificité culturelle du Québec en Amérique[1].

Pour Jacques Attali, la survie de la langue passe par celle de la culture qu’elle véhicule[2]. L’inverse est aussi vrai. Cette relation de co-dépendance est au cœur du paradigme québécois, au cœur également de cette séance. Le numérique offre peut-être la culture à tous, mais le contexte globalisé dans lequel celle-ci intervient désormais participe parfois à l’effacement ou à la dilution de ses singularités. Dans un contexte d’exception linguistique, composer avec ce réel, prendre la mesure des faits et établir une politique adéquate est sans doute la solution pour la préservation d’une culture, et donc d’une identité.

Cet enjeu, ces constats, c’est sans doute ce que nous aurons offert Vincent Larivière et Mathieu Rocheleau, le jeudi 29 octobre dernier. À l’occasion de cette séance du séminaire de la CÉFAN (Chaire pour le développement de la recherche sur la culture d’expression française en Amérique du Nord), la thématique politique aura été l’occasion d’un état des lieux, avant de devenir celle d’un pari sur le futur. Dans les deux cas, les exposés auront pris la pleine mesure d’une situation afin d’en présenter les points de résistance. Le premier intervenant, Vincent Larivière, aura ainsi offert sa réflexion sur la « diffusion des connaissances en français à l’ère du numérique ». Professeur en sciences de l’information et directeur du consortium Érudit, il nous aura procuré, en un exposé largement argumenté en données et graphiques, l’évaluation d’une langue française de plus en plus minoritaire sur la scène scientifique mondiale. Mathieu Rocheleau, conseiller en développement culturel au ministère de la Culture et de l’Éducation, propose quant à lui un pari politique : celui du Plan culturel numérique du Québec (PCNQ), seule occurrence consacrée à la transition numérique de la culture au niveau mondial. Cette exception, légitimée par la singularité de la position québécoise en Amérique du Nord, aura compris la question culturelle comme un enjeu économique, mais également identitaire, soulignant d’autant plus son importance pour les années à venir.

Le développement de cette synthèse s’axera en trois temps : d’abord une rétrospective de l’intervention des deux conférenciers, ensuite une mise en parallèle de leurs propositions, enfin une mise à l’épreuve de leurs approches suivie d’une conclusion.

Intervention de Vincent Larivière

Vincent Larivière, dans sa conférence intitulée « La diffusion des connaissances en français à l’ère du numérique », propose d’étudier la question de la langue dans la diffusion des revues. Par l’entremise de graphiques et de statistiques, il tâchera, tout au long de son exposé, de nous convaincre du monopole grandissant que la langue anglaise exerce sur l’ensemble des publications savantes mondiales, notamment en raison de l’influence du web et de la culture du réseau. Cette analyse est faite en accord avec les documents fournis en lecture préalable à son intervention[4].

Larivière commence donc par la présentation d’un historique de la diffusion des connaissances aux XVIe et XVIIe siècles. Il aborde en premier lieu le rôle du copiste qui, à l’époque, avait essentiellement le même mandat que l’éditeur en chef des revues actuelles, faisant partie intégrante du réseau international de diffusion des connaissances. Il souligne aussi l’importance des sociétés savantes[5] nationales, associations d’érudits nées à la fin du XVIIe siècle, et qui réunissaient généralement quelques dizaines de personnes sur une base hebdomadaire. Ces sociétés sont au cœur de la diffusion des savoirs et à l’origine de l’émergence des deux premières revues scientifiques, dont The Philosophical Transactions of the Royal Society en 1665. Bien qu’apparue après le Journal des savants[6], sa longévité, sa fréquence mensuelle et sa large diffusion pour l’époque (1200 copies de 20 pages) avaient largement contribué à marquer la méthodologie de la diffusion scientifique de l’époque.

Le conférencier montre ensuite l’augmentation exponentielle du nombre de revues qui va s’ensuivre pour en arriver à 110 000 revues savantes aujourd’hui. L’exemple du nombre de publications par demi-siècle empruntée à la base de données Ulrich sert à nous montrer cette évolution due à l’amélioration des technologies et à la multiplication des disciplines. Larivière observe la variable de la langue au sein de l’ensemble des revues publiées et dénote le déclin de la langue française, passant d’un taux de publication de 18 % à 2 % entre 1650 et aujourd’hui. Il constate aussi que depuis 1990, le monopole de la langue anglaise s’accentue de manière notable, ce qui coïncide directement avec le début de l’ère numérique. Cette période correspond en effet au début de la démocratisation de l’utilisation du Web[7] tant par le public que par le monde universitaire. De manière générale, les revues publiées dans leur langue nationale (autre que l’anglais) sont en déclin comme c’est le cas des revues allemandes en Allemagne, des revues chinoises en Chine, des revues françaises au Québec. Il note cependant la résistance de l’Inde et de la France. L’avènement du numérique, facilitant l’accès aux savoirs, conduit à la volonté d’un langage global – une lingua franca – qui permettra, comme le latin à son époque, d’unifier la recherche scientifique. C’est l’argumentaire principal de chercheurs comme Scott Montgomery[8], argumentaire lui-même inscrit dans la lignée de recommandations antérieures comme celle d’Eugene Garfield[9] (1967). Les chercheurs désirent effectivement publier en anglais puisque cela augmente leur visibilité, les décloisonnant de leur pays afin de rendre leurs résultats accessibles au niveau international.

Le journal The Financial Times prévoyait que cette entrée dans une ère nouvelle allait conduire à une plus grande démocratisation du savoir donc à la chute des grands éditeurs comme Elsevier, mais c’est tout le contraire qui se produit. En effet, le marché actuel est contrôlé plus que jamais par les 5 grands éditeurs, qui détiennent la moitié des articles publiés en 2013 et qui, bien sûr, publient en anglais. Cette montée en force concorde avec la chute des petits éditeurs qui souvent ne résistent pas à la vague numérique, devant alors fermer leurs portes ou s’associer aux plus gros joueurs. Les chercheurs choisissent de publier chez un éditeur important par souci d’un gain de capital symbolique. Les revues ont donc encore un rôle important puisqu’elles hiérarchisent les savoirs et agissent en tant que marqueurs d’appartenance qui fédèrent les communautés. Ce contrôle de la langue anglaise et des cinq gros éditeurs sur la publication des revues savantes est néanmoins peu visible pour ce qui est des domaines des sciences humaines et des arts qui eux semblent y résister. Vincent Larivière soutient que la raison est simple : elles ne coûtent pas cher à créer, publient généralement peu et ne représentent donc pas une manne financière suffisante pour intéresser les plus gros éditeurs. Il conclut son exposé en soulignant que le facteur d’impact d’un article scientifique ne doit pas être calculé en fonction du paramètre de la citation puisqu’il favorise les revues à grande diffusion. Il affirme aussi l’importance des chercheurs, acteurs essentiels à la viabilité d’une revue, détenant le pouvoir de changer ou non la tendance.

Intervention de Mathieu Rocheleau

La conférence de Mathieu Rocheleau, « Enjeux et limites du Plan culturel numérique du Québec », a pour objectif de nous renseigner sur le Plan culturel numérique du Québec (PCNQ) et d’en faire ressortir les enjeux et les limites. Au début de son exposé, Rocheleau établit le contexte du numérique au Québec en pointant quelques transformations et bouleversements sociétaires qu’il engendre, dont la multiplication des supports et l’apparition du mouvement « pro-am », ainsi que la réorganisation des activités autour de l’économie immatérielle, qui impacte également le domaine culturel (cet aspect étant particulièrement soulevé par des consultants comme Annie Chénier[10], ancienne directrice générale du Conseil de la culture de la Gaspésie). M. Rocheleau considère pertinent de distinguer d’emblée la culture numérique, venant avec des valeurs singulières, et le numérique en culture qui se distingue surtout par deux aspects : la génération d’une surabondance de contenu et le recentrement de l’usager au milieu des échanges. Pour le conférencier, le numérique en culture est avant tout immatériel, ce qui l’amène à se référer aux défis des 5D qui, selon Michel Rioux[11], le caractériserait, soit la dématérialisation, la désintermédiation, le décloisonnement, la délinéarisation et la déterritorialisation. Cette nouvelle réalité de dématérialisation des biens culturels a fait l’objet du PCNQ – et c’est cette notion que Mathieu Rocheleau nous indique préférer[12], la trouvant plus légitime pour décrire les profondes mutations que connaît la société à l’heure actuelle.

Mathieu Rocheleau évoque par la suite ce qui est à l’origine de ce plan culturel. Réfléchi déjà depuis 2011 par la SODEC et le CALQ, le Plan est en fait une mise en action des méthodes proposées par la Stratégie culturelle numérique du Québec en 2014. En raison de l’importance économique de la culture au Québec, le PCNQ est alors lancé avec un plan de financement de 110 millions sur 7 ans. Ses objectifs principaux sont d’assurer la vitalité de la culture québécoise à l’ère numérique, de faire rayonner notre culture sur les marchés locaux, nationaux et internationaux et d’aider les milieux culturels à effectuer une transition la plus harmonieuse possible vers l’univers numérique. Le plan se compose de 56 mesures et de trois grands axes : créer des contenus culturels numériques, innover pour s’adapter à la culture numérique (comme le démontre l’implantation du site www.labculturel.ca[13], qui s’est vu proposer pas moins de 180 projets depuis 2014, 5 d’entre eux étant actuellement financés[14]) et diffuser des contenus culturels numériques afin d’assurer leur accessibilité[15].

La seconde partie de l’exposé est consacrée à l’étude des enjeux et des limites du PCNQ, correspondant à une sorte de synthèse de différents mémoires, thèses et rapports sur le sujet. Le premier enjeu concerne le développement des compétences liées aux nouvelles pratiques numériques. En effet, Rocheleau note un faible niveau de littératie numérique au Québec. Il illustre alors son propos en se référant à une étude de Québec Numérique faite en 2011. Celle-ci avait pour but d’évaluer la connaissance des termes numériques de la population québécoise. Ses résultats démontrent une grande ignorance des termes numériques par les Québécois et Québécoises. L’enjeu est donc de renforcer le niveau de littératie numérique en mettant en place petit à petit un écosystème culturel numérique. Deux autres enjeux sont ensuite soulevés par Mathieu Rocheleau : la visibilité et la découvrabilité des contenus francophones ainsi que la diversité et la vitalité de la culture québécoise. S’il est vrai que le numérique engendre une surabondance de contenus qui augmente la compétitivité du marché, comment faciliter la découverte de produits artistiques locaux ? En s’inspirant de la conférence de Martin Lessard, Rocheleau note un changement de paradigme provoqué par le numérique, où la valeur de l’œuvre est déplacée, dorénavant évaluée par des algorithmes. Ceux-ci agissent en tant que prescripteurs puisqu’ils suggèrent et recommandent des œuvres selon les consommations habituelles de l’utilisateur, contrôlant ainsi ce qu’il devrait voir, écouter ou lire. Le danger de ces algorithmes est la perte de diversité des œuvres qui parviennent à l’utilisateur, le confortant dans ce qu’il aime, sans possibilité de liberté[16]. Mathieu Rocheleau souligne particulièrement l’importance d’un développement d’une culture de la donnée, en accord avec les documents proposés à la lecture préalable à la séance[17]. De même, il rappelle que l’absence de prescripteurs[18] de contenus québécois clairement identifiés ainsi que le sous-développement du web de données[19] risquent sérieusement de limiter les impacts du PCNQ.

Le dernier enjeu discuté concerne l’obsolescence des modèles d’affaires qui ne sont pas adaptés aux réalités du contexte actuel. Le modèle économique traditionnel ne prend pas en compte les intermédiaires comme Netflix et Spotify, ne permettant pas d’assurer une rémunération adéquate des artistes. Plus que simplement demander des taxations, il est nécessaire de revoir en profondeur le modèle en place et de le réajuster afin de soutenir les créateurs. En conclusion, Mathieu Rocheleau souligne que le Québec est le seul pays/province à développer un plan numérique de la culture au monde.

Mise en parallèle

Les deux présentations, parce qu’elles portent sur des sujets différents, offrent des constats bien distincts. Il n’est cependant pas impossible de les rapprocher sur un certain nombre de points, au premier lieu duquel la situation singulière du Québec au sein d’un environnement majoritairement anglophone. Mathieu Rocheleau et Vincent Larivière se montrent ainsi particulièrement sensibles à la question de la langue, pour laquelle des contenus spécifiques doivent toujours être produits. C’est sans doute le seul moyen de préserver à la fois la culture et la langue, ce qui passe par un choix des acteurs, mais peut être appuyé par les institutions et les entreprises d’état. Leurs analyses se rejoignent également sur le constat d’un monde mis en réseau, où l’isolement d’une production ne peut plus être assumé sans risque par des acteurs tant culturels que scientifiques. S’ensuit pour tous deux un constat parfois pessimiste, tant sur la dilution d’une identité culturelle et linguistique que sur le manque de littératie numérique, nécessaire à l’adaptation du Québec aux enjeux qu’offre le numérique.

La mise en œuvre de leurs constats est cependant envisagée différemment pour nos deux intervenants, ce qui s’explique surtout par leur différence de statut : professeur et chercheur pour Vincent Larivière, membre du ministère de la Culture pour Mathieu Rocheleau. Vincent Larivière offre ainsi logiquement une critique descriptive : il constate essentiellement l’état des lieux de la diffusion scientifique en langue française et souligne le rôle que les revues ont encore à jouer au sein d’un monde largement mis en réseau. Son objet d’étude est circonscrit à la diffusion scientifique tandis que son échantillon est volontairement large, puisqu’il compare différentes langues et différentes nations. Mathieu Rocheleau, quant à lui, offre une vision beaucoup plus prescriptive, en accord avec son thème de présentation. Il offre un raisonnement inductif (du particulier au général) pour délimiter la politique numérique future en matière de culture. Son objet est particulièrement large, puisqu’il doit envisager la question culturelle dans sa globalité, mais il se réduit néanmoins dans sa mise en pratique, puisque celle-ci ne concerne que le Québec. Dernière différence et non la moindre, le raisonnement de Vincent Larivière se base essentiellement sur une étude du passé, puisque statistique ; Mathieu Rocheleau envisage quant à lui un point de vue futur, en accord avec la présentation d’un plan censé s’étaler sur les cinq prochaines années.

Conclusion

Comme exprimé précédemment, Vincent Larivière et Mathieu Rocheleau pointent avant tout le défi que constitue le numérique en matière de préservation de la langue, et donc de l’identité culturelle québécoise. L’expression d’une singularité culturelle au sein d’un environnement majoritairement anglophone risque ainsi constamment d’être diluée par la mise en réseau inhérente à l’utilisation de nouvelles technologies. Les moyens de résistance, dès lors, semblent pour l’un comme pour l’autre passer par la création de contenu en langue française. Contenu scientifique pour Vincent Larivière, contenu culturel pour Mathieu Rocheleau, soit deux versants de la construction identitaire sans lesquels la réalité d’un patrimoine risquerait de ne devenir qu’une coquille vide.

L’un des moyens d’accompagner cette transition, de soutenir ce combat pourrait ainsi sans doute passer par les moyens éducatifs. Alors que le niveau de littératie numérique était signalé comme particulièrement bas par Mathieu Rocheleau, la prise de pouvoir du citoyen et le maintien de son identité semblent donc avant tout passer par la maîtrise des outils – ce qui ne peut se faire sans une éducation soutenue et poussée en matière d’informatique, et dans un sens plus large, de culture numérique. Les avantages en matière d’éducation existent. Pointés par un certain nombre de chercheurs, tels Patrick Giroux[20] ou David Lefrançois[21], ils permettent de favoriser un contexte favorable à l’épanouissement d’une littératie numérique, préalable nécessaire au développement d’une culture idoine. Les enfants d’aujourd’hui seront les artistes de demain : intégrer le numérique à leur éducation constitue plus qu’un investissement sur le présent, c’est un pari sur l’avenir et c’est justement là l’essence même de toute politique.

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Rapport du Ministère de la Culture et des Communications intitulé « La politique culturelle du Québec : Notre culture, notre avenir », 1992, 150 p.

 

[1] Rapport du Ministère de la Culture et des Communications intitulé « La politique culturelle du Québec : Notre culture, notre avenir », 1992, p. 23.

[2] Jacques Attali, La voie humaine. Pour une nouvelle social-démocratie, Paris, Fayard, 2004, 204 p.

[4] Vincent Larivière, Stefanie Haustein et Philippe Mongeon, « The Oligopoly of Academic Publishers in the Digital Era » dans PloS one, vol. X, no.1 (2015), p. 1-15. ; Vincent Larivière et Nadine Desrochers, « Recognition ou Reconnaissance : de la question des langues en diffusion des connaissances », dans L’Université en contexte plurilingue dans la dynamique numérique: Actes du colloque annuel de l’Agence universitaire de la Francophonie, organisé en partenariat avec l’Université Cadi Ayyad (Marrakech) les 12 et 13 novembre 2015, 2016, p. 229-236.

[5] Jean-Pierre Chaline, Sociabilité et Érudition, Les Sociétés savantes en France, Paris, Aubier-Montaigne, 1999, 271 p.

[6] Voir l’entrée sur l’URL : //www.aibl.fr/publications/collections/journal-des-savants/?lang=fr

[7] Tim Berners-Lee, Weaving the Web: The original design and ultimate destiny of the World Wide Web by its inventor, New York, Harper & Row, 2000, 246 p.

[8] Scott L. Montgomery, Does science need a global language? English and the future of research, Chicago, University of Chicago Press, 2013, 240 p.

[9] Eugene Garfield, « English–An International language for science », dans The Information Scientist, vol. LXXVI (décembre 1967), p. 19-20.

[10] Annie Chénier, Développement des compétences numériques dans le secteur culturel, [en ligne]. //www.google.ca/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=4&ved=0ahUKEwjj8MeL44zQAhVV6WMKHdQ2ChYQFgguMAM&url=http%3A%2F%2Fwww.cqrhc.com%2Fassets%2Fapplication%2Ffiles%2Feae64617de43fa3_file.docx&usg=AFQjCNHt8QyVYEin3qcHMnJnHTelDhb9VQ&sig2=nnnZ8KaJ9FA-HnXnIIcPjg&bvm=bv.137132246,d.cGc&cad=rja [Site consulté le 5 novembre 2016].

[11] Christian Deblock, Kim Fontaine-Skronski, Gilbert Gagné et al., Pour une culture en réseaux diversifiée: Appliquer la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles (CDEC) à l’ère du numérique, Montréal, Centre d’études sur l’intégration et la mondialisation, 2015, 112 p.

[12] La dématérialisation peut se définir comme le remplacement d’un support d’information matériel en un support d’information immatériel – autrement dit informatique. Voir l’article « Dématérialisation », dans BOURG, Dominique et Alain PAPAUX, Dictionnaire de la pensée écologique, Paris, Presses Universitaires de France (Quadrige), 2015, 1088 p.

[13] Voir sa présentation sur le site du PCNQ à l’URL : //planculturelnumerique.culturepourtous.ca/lab-culturel

[14] Voir //planculturelnumerique.culturepourtous.ca/lab-culturel/bilan-2015-retour-sur-une-premiere-experience-du-lab-culturel

[15] Voir //culturenumerique.mcc.gouv.qc.ca/

[16] Voir O’NEIL, Cathy, Weapons of math destruction: How big data increases inequality and threatens democracy, New York, Crown Publishing Group, 2016, 272 p.

[17] Voir particulièrement PLAMONDON, Josée, Nos contenus sont-ils dans le web des données ?, travail présenté dans le cadre de la consultation publique sur le renouvellement de la politique culturelle du Québec, Québec, 2016, 15 p.

[18] Voir notamment THÉVENIN, Olivier, « Prescriptions et transformations des processus éditoriaux d’une émission de radio consacrée à la culture numérique », dans Colloque ACFAS « Nouveaux prescripteurs et transformation des goûts à l’ère numérique: de la quotidienneté au Web 2.0 », Québec, Université Laval, 2013.

[19] Voir GANDON, Fabien, Olivier CORBY, et Catherine FARON-ZUCKER, « Le web sémantique: Comment lier les données et les schémas sur le web ?, Paris, Dunod (InfoPro), 2012, 224 p.

[20] Patrick Giroux, Sandra Coulombe, Nadia Cody et al., « L’utilisation de tablettes numériques dans des classes de troisième secondaire: retombées, difficultés, exigences et besoins de formation émergents », dans Revue STICEF, vol.XX (2013), [en ligne] //sticef.univ-lemans.fr/num/vol2013/07-giroux-cren/sticef_2013_NS_giroux_07.htm [Site consulté le 5 novembre 2016].

[21] David Lefrançois, Marc-André Éthier, Normad Roy et al., « PROFESSORADO–LES MANUELS NUMERIQUES: LE CAS DE L’ENSEIGNEMENT DE L’HISTOIRE AU SECONDAIRE DANS LE QUEBEC FRANCOPHONE », dans Profesorado, Revista de Currículum y Formación del Profesorado, vol. XX, no. 1 (janvier-avril 2016), p. 158-170.