Mémoire et francophonie nord-américaine : Léon Robichaud et Guillaume Pinson (29 septembre 2016)

Intervenants :

Description des conférences ici.

Synthèse proposée par Mathilde Penasa et Charles-Antoine Fugère

Introduction

Il est possible d’envisager l’avènement du numérique aujourd’hui comme une nouvelle culture, dans la mesure où il « réinvente notre quotidien, avec ses espaces habitables, ses modèles de communication et ses valeurs[1]. » Cette nouvelle perspective, initiée par Milad Doueihi, s’oppose à un arrière-fond de pensée scientiste qui refuse d’accorder une place au numérique dans le champ de la science, préférant reconnaître ses qualités pratiques et fonctionnelles plutôt que pour son potentiel épistémologique. En effet, si le numérique accompagne à juste titre notre quotidien, sa place parmi les institutions traditionnelles n’est pas totalement acquise. Ce paradoxe s’effrite peu à peu depuis quelques années, car sa faculté d’adaptation (rapidité, fluidité, omniprésence…) parvient à susciter la réflexion dans le domaine des sciences humaines. Ces humanités numériques[2] sont nées « of the encounter between digital humanities and computational methods[3] ». Par ailleurs, Aurélien Berra, professeur de littérature antique, justifie cette apparition en prêtant à ce nouveau genre d’humanités des qualités insoupçonnées, qui rivalisent avec la rigueur et la précision des sciences dures en incitant à « approfondir les histoires des pratiques de recherche et d’enseignement[4] ». Pour ne relever qu’un enjeu des HN, il s’agira de centrer la réflexion sur l’impact de l’apparition du BIG DATA, « volume considérable de données hétérogènes[5] » dans la recherche universitaire. À la fois fascinant et intrigant, ce dernier bouleverse notre entendement, puisque ces données s’offrent à nous sans médiation. Dès lors, les comprendre et les maîtriser impose que nous renouvelions nos méthodes d’appropriation du savoir.

Dans cette perspective de découverte, la rencontre avec Léon Robichaud, professeur d’histoire à l’Université de Sherbrooke, et Guillaume Pinson, professeur de littérature à l’Université Laval, pourrait se lire comme la volonté de déconstruire les idées reçues et les discours forgés autour de la place du numérique dans la recherche universitaire. Centrée autour du thème « Mémoire et francophonie nord-américaine », cette manifestation s’inscrit dans un espace de réflexion autour des « Médiations numériques de la culture au Québec et en Amérique francophone », angle priorisé dans le cadre du séminaire de la CÉFAN. Ainsi, la portée de la conférence se construit autour du rôle que joue le numérique dans la création d’une mémoire américaine francophone, mais se double d’une revendication : faire de lui une nécessité dans la recherche humaniste. Le développement de cet exposé s’articulera autour de trois temps : une rétrospective de l’intervention des conférenciers, une mise en parallèle de leurs positions et une mise à l’épreuve de leurs approches.

Intervention de Léon Robichaud

Léon Robichaud, dans sa conférence intitulée « L’archive dématérialisée : les enjeux de la recherche et de la diffusion à l’ère numérique », propose d’apporter un regard critique sur les outils des HN, notamment en ce qui concerne les limites de leur apport à la recherche historique. Après une brève présentation de son profil académique et professionnel, M. Robichaud exemplifie l’apport numérique dans ses recherches en faisant référence à l’un de ses projets consistant à l’exposition 3D de la ville de Montréal au 18e siècle[6]. Grâce à son expérience du projet, il identifie des obstacles et des limites du numérique, notamment l’imprécision des sources ainsi que des logiciels et souvent leur manque de transparence, il prend notamment l’exemple d’une recherche sur le Ngram Viewer[7]. Le chercheur a donc le devoir d’interpréter les données transmises, d’où la nécessité de comprendre la technique et la démarche des outils des humanités numériques. Cela l’amène à noter trois étapes que doit suivre le chercheur pour bien adapter le numérique à ses besoins : comprendre, évaluer et s’approprier.

D’abord, il faut avoir une bonne compréhension des logiciels et connaître de manière éclairée leurs fonctionnements (comprendre), ce qui nécessite un temps d’expérimentation (s’approprier) afin de pouvoir mesurer les limites et les dangers des résultats obtenus (évaluer). Le professeur trace ensuite un parcours historique sur l’avancée des technologies numériques en se référant à l’ouvrage d’André Mondoux[8], ce qui lui permet d’affirmer que cette évolution est intimement liée à l’histoire sociale. Il soutient que cette trajectoire passe par le récit canonique (Aquin), la métallographie (Furet et Daumard) et la micro-informatique, et se teinte de positivisme (on évoque rarement les échecs de l’avancée technologique).

Il en arrive à l’exposition de débats actuels sur les HN comme celui de l’insertion de tableaux blancs et de tablettes dans les écoles, ce qui sous-entend l’opposition gauche-droite entre les adeptes de la technologie et ceux des sciences humaines traditionnelles. À cette question, il répond que ce qui permet de résoudre le conflit entre les deux groupes est la présence d’un dialogue plutôt qu’une réversion mutuelle, en précisant que la quantification a réussi à mettre fin à des mythes historiques. D’autres enjeux des HN sont alors brièvement évoqués par M. Robichaud en lien cette fois avec les archives dématérialisées (outil de collaboration mis en ligne de recherches communes ouvert à tous). Il soulève donc la question du libre accès, de la pérennisation des données, de la nécessité de savoir programmer en sciences humaines, d’infrastructure (voir les données liées) et de la faible représentation de la langue française. Son exposé se conclut par la présentation de plusieurs de ses projets en cours, dont « Adhémar[9] » et « Les Grands Mystères de l’histoire canadienne[10] » qui mettent en valeur l’avantage du numérique par rapport à la recherche traditionnelle en termes notamment de précision des faits et de gain de temps. Il précise aussi quelques logiciels particulièrement bien faits pour la recherche numérique en histoire dont « QGIS[11] », « ArcGIS[12] » ou des bases de données pertinentes comme « Old Maps Online[13] ».

Dans son domaine, il signale qu’il existe peu de spécialistes francophones en HN, du moins peu se définissent comme tels. Bref, la thèse que soutient Léon Robichaud tout au long de sa présentation est que l’on a tout à gagner à bien comprendre la technologie, car son apport à la recherche et à la diffusion est significatif, mais elle nécessite un travail rigoureux, transparent et reproductible, car ses outils et logiciels ne sont ni parfaits ni neutres.

Intervention de Guillaume Pinson

La présentation de Guillaume Pinson, « La presse francophone des Amériques : une histoire et des perspectives de recherche », s’engage dans une autre voie moins large, mais plus personnelle, celle du journalisme. En effet, le collaborateur du projet de numérisation d’archives « Médias 19[14] » nous invite à réfléchir sur la place qu’occupent les outils du numérique dans le travail de recherche universitaire autour d’une question large : qu’est-ce que le numérique a changé dans notre manière d’aborder les objets littéraires ? Son propos débute sur un phénomène de tension lié à l’histoire de la presse : depuis quelques années, cette dernière suscite un regain d’intérêt à cause de son apparition dans l’ère numérique, ce qui paraît contradictoire vu que c’est justement cette apparition qui a fait ralentir la lecture des journaux papier, soulignant alors que le numérique réinvente la presse au format papier, mais la met en crise, car il la pousse à disparaître.

Dès lors, il s’agit pour Guillaume Pinson de voir dans quelle mesure le numérique s’ancre dans un processus de « remédiation » de la connaissance littéraire. Autrement dit, constater que la numérisation d’une infinité de journaux et leur publication en ligne peut créer un nouveau savoir littéraire, et d’un autre côté devenir un moyen d’acquisition de cette connaissance pour les lecteurs. Il adopte en premier lieu le point de vue du chercheur universitaire et évoque l’essor des plateformes de journaux numérisés comme BAnQ, Canadiana, Presse Suisse en ligne, Belgica… Véritables bibliothèques nationales, elles se posent comme des lieux de mémoire dont la principale vocation est de conserver le patrimoine. Il souligne que ces espaces en génèrent d’autres, mais à plus petite échelle, régionales, notamment la presse du Languedoc en France, du Manitoba, de l’Alberta, de l’Ontario au Canada ; mais aussi à échelle locale comme la presse lyonnaise. Cet amoncellement de documents disponibles au regard du scientifique l’invite à modifier son rapport aux journaux et à questionner différemment ses corpus. Face à cette abondance, il ne peut qu’admettre le non-sens d’un classement historique et géographique cloisonné des textes. Cet arrière-plan qui favorisait une image autarcique de la presse se déconstruit peu à peu, laissant la place à de nouveaux réseaux. Cette affirmation s’impose alors comme le point central de son argumentaire. Le chercheur baptise alors la presse de « carrefour de phénomènes », autrement dit, les réseaux de journaux en circulation se ramifient, supposant qu’ils sont beaucoup plus interconnectés que l’histoire n’a pu nous montrer. En témoigne le projet « Viral Texts[15] » qui vise à développer suffisamment les outils d’analyse linguistique (les algorithmes) afin de générer de nouvelles connaissances dans la sphère publique. Par conséquent, l’objet étant mieux cadré, la recherche se précise et avance.

Dans un second temps, Guillaume Pinson approfondit sa thèse en se plaçant du point de vue du lecteur et démontre que la presse fait état d’un dialogue fécond au XIXe siècle entre différentes régions, différentes mœurs. À partir d’une masse de données informatisées, il a pu constater que beaucoup de journaux français étaient distribués dans plusieurs régions en Amérique du Nord comme la Nouvelle-Orléans et Québec. Il précise que la ville de New York fonctionnait comme une interface privilégiée de la presse francophone, à la fois réceptrice et émettrice. Ce fait est troublant pour les historiens de la presse, car cela suppose que le lecteur américain du XIXe siècle était au courant de ce qui se produisait en Europe (Belgique, France, Allemagne principalement) et par conséquent que le journal se révèle une clef de lecture du monde extérieur. Il ajoute que ce phénomène de « viralité » révèle toute l’ambition des reporters et autres artisans du journal de transmettre leur savoir-faire francophone en Amérique du Sud : à Rio de Janeiro, Montevideo et Mexico. Cette ambition a permis la publication d’une infinité de journaux locaux tels que Le Trait d’Union au Mexique et Le Patriote français en Uruguay. Le numérique offre donc un nouvel espace de recherche, issu de ce récent dialogue découvert entre les journaux.

Le conférencier insiste ensuite sur les effets de matérialité que génère la numérisation : elle autorise la comparaison entre les typographies, les choix de publicités, l’agencement énonciatif… Au-delà, elle permet au lecteur du XXIe siècle de se représenter avec une plus grande précision la vie à cette époque, en lui accordant la possibilité de se plonger dans une atmosphère qu’il ne saisissait que partiellement. Ainsi, les outils du numérique deviennent des modes de saisie des phénomènes sociaux et culturels d’une époque. Ainsi, Guillaume Pinson croise les disciplines littéraires et géographiques afin de donner l’image d’un monde du XIXe siècle connecté, qui fonctionnerait en étoile, mais surtout qui porterait les prémices de la mondialisation.

Mise en parallèle

Il sera maintenant question de mettre en parallèle les deux interventions en faisant ressortir dans un premier temps ce qui les distingue, puis dans un deuxième temps ce qui les rejoint. De prime abord, il apparaît pertinent de noter que les deux conférenciers viennent de domaines différents : la littérature pour M. Pinson et l’histoire pour M. Robichaud, ce qui teinte leur utilisation des HN d’une perspective différente. Même si ce dernier se spécialise dans la recherche historique, il s’est surtout concentré sur les enjeux des HN au sens large, alors que G. Pinson s’est penché plus spécialement sur un domaine restreint des HN, celui des journaux dématérialisés. Il s’est donc attardé principalement sur son projet en cours, « Médias 19 », tandis que son pair tenait une position plus éloignée, se servant de plusieurs de ses projets à titre d’exemples d’un point de vue plus global.

De manière générale, M. Pinson revendique clairement le recours aux outils numériques, alors que son confrère affiche une attitude critique face aux apports du numérique dans la recherche. Ainsi, la posture de l’historien se veut plus philosophique, laissant une plus grande place à la réflexion face à cette nouvelle pratique numérique des sciences humaines qui peut comporter certains dangers. De son côté, le professeur de littérature adopte plutôt une posture scientifique, celle du chercheur plongé dans son expérience de découverte qui s’émerveille, s’étonne des nouvelles perspectives de recherches, choisissant de ne pas voir leurs effets négatifs.

Néanmoins, les deux chercheurs se rejoignent sur plusieurs points. D’abord, par leurs projets, autant l’un que l’autre désire intégrer le numérique à l’avancement de ses recherches, et donc renouveler d’une certaine manière une méthode de recherche traditionnelle. Ils voient ainsi ses avantages, comme sa capacité à élargir le champ des savoirs, rendant les connaissances plus que jamais accessibles. Pour eux, le numérique engendre effectivement un décloisonnement de la recherche ; autorisant une diffusion du savoir en dehors des murs de l’université. Si cette ouverture du champ des savoirs est quelque chose d’inédit, il n’en reste pas moins que la recherche à l’heure numérique comporte des enjeux tangibles. Par exemple, autant pour Guillaume Pinson que pour Léon Robichaud, il est nécessaire d’avoir une bonne compréhension de la technologie et de ses outils d’analyse afin d’en faire un usage éclairant et contrer ses dangers d’interprétation. C’est pourquoi ils évoquent des outils d’analyse plus précis et mieux adaptés, notamment le « Viral Texts » chez Pinson et le « QGIS» ou « ArcGIS » chez Robichaud.

De surcroît, un autre enjeu est soulevé par les conférenciers : le bilinguisme parmi les HN. Pour eux, la langue française n’est toujours pas suffisamment représentée dans le domaine de la recherche numérique où le monopole revient à la langue anglaise, même si on commence à intégrer peu à peu la dimension de traduction. Bref, Guillaume Pinson et Léon Robichaud considèrent les HN comme étant l’avenir de la recherche en lettres et sciences humaines et voient généralement d’un bon œil ce changement méthodologique et cette transformation de perception par rapport à la matérialité de l’objet étudié.

Conclusion

À dire vrai, Léon Robichaud et Guillaume Pinson incarnent une image de la recherche en devenir dans le champ des sciences humaines, qui fait du numérique la condition même de sa démarche. Trois idées fortes ressortent de leur intervention : la communication (la recherche doit être collaborative), le questionnement (tout bon scientifique doit questionner ses objets et ses outils) et le renouvellement (il doit être capable d’actualiser ses approches). Néanmoins, en tant que lecteurs non avertis d’archives dématérialisées, davantage de remarques sur la possible évolution des outils du numérique auraient pu nous éclairer. En effet, le geste de dématérialisation induit un travail d’interprétation des documents qui précède celui de numérisation et qui nécessite le regroupement de spécialistes en la matière. Or, ce travail-là ne sera sans doute jamais entièrement accessible aux « non-universitaires », même si les HN proclament haut et fort que grâce à l’Open Access, « le monde de recherche [devient] ouvert et réconcilié avec le monde non-académique[16] », plus axé sur la collaboration. Mais jusqu’à quel point la recherche est-elle participative et accessible ? En effet, la réflexion et les choix des objets qui seront numérisés (archives, textes, images, photos, manuscrits…) requièrent une herméneutique, des connaissances auxquelles n’ont pas accès la majorité des gens, ce qui suppose que lorsqu’on lit par exemple un thème d’actualité sur un journal d’époque, notre lecture reste superficielle.

De plus, comment financer le libre-accès ? Dans l’un de ses articles, Marin Dacos apporte une solution, qui est celle du freemium, terme fortement paradoxal puisqu’il signifie autant la gratuité (free) que le coût pour des fonctions avancées (premium). Le principe repose sur le fait que, « en étant gratuits, les services attirent des millions d’utilisateurs, et un faible pourcentage de ces utilisateurs est intéressé par des fonctionnalités premium, payantes, qui financent la totalité de la plateforme[17]. » Déjà utilisée par des plateformes comme Flickr et Skype, cette méthode pourrait être une solution face à l’enjeu du financement du droit d’auteur. Bref, le libre-accès, évoqué brièvement par les deux intervenants comme un avantage du numérique, celui d’être ouvert et démocratique, présente peut-être des dangers et assurément des enjeux qui mériteraient une attention particulière…

Bibliographie

BERRA, Aurélien, « Pour une histoire des humanités numériques », dans Critique, no. 8 (2015), p. 613-626.

BURDICK, Anne, Johanna DRUCKER, Peter LUNENFELD, et al., Digital_Humanities, Cambridge, Mit Press, 2012, 141 p.

DACOS, Marin, « Vers des médias numériques en sciences humaines et sociales: une contribution à l’épanouissement de la place des sciences humaines et sociales dans les sociétés contemporaines », dans Tracés. Revue de Sciences humaines, no. 12 (2012), p. 205-223.

DOUEIHI, Milad, Pour un humanisme numérique, Paris, Éditions du Seuil, 2011, 192 p.

GEFEN, Alexandre, « Les enjeux épistémologiques des humanités numériques », dans Socio. La nouvelle revue des sciences sociales, no. 4 (2015), p. 61-74.

GRANJON, Fabien et Christophe MAGIS, « Critique et humanités numériques. Pour une approche matérialiste de l’«immatériel» », dans Variations. Revue internationale de théorie critique, no. 19 (2016), p. 2-25.

MONDOUX, André, Histoire sociale des technologies numériques de 1945 à nos jours, Montréal, Nota Bene, 2012, 216 p.

 

[1] Milad Doueihi, Pour un humanisme numérique, Paris, Éditions du Seuil, 2011, p. 12.

[2] Désormais, nous ferons référence aux humanités numériques par l’abréviation HN.

[3] Anne Burdick Johanna Drucker, Peter Lunenfeld et al., Digital_Humanities, Cambridge, Mit Press, 2012, p. 3.

[4] Aurélien Berra, « Pour une histoire des humanités numériques », dans Critique, no. 8 (2015), p. 626.

[5] Alexandre Gefen, « Les enjeux épistémologiques des humanités numériques », dans Socio. La nouvelle revue des sciences sociales, no. 4 (2015), p. 61.

[6] //www.cubiq.ribg.gouv.qc.ca/in/faces/details.xhtml?id=p%3A%3Ausmarcdef_0000273777&

[7] Cette recherche consistait à voir la fréquence des mots « suck » et « fuck » au cours des siècles et de constater que le graphique proposé était biaisé pour le 17e siècle à cause d’un problème de numérisation du « s » long.

[8] André Mondoux, Histoire sociale des technologies numériques de 1945 à nos jours, Montréal, Nota Bene, 2012, 216 p.

[9] //www.remparts.info/adhemar_php/

[10] //www.canadianmysteries.ca/fr/

[11] //www.qgis.org/fr/site/

[12] //www.arcgis.com/features/index.html

[13] //www.oldmapsonline.org/

[14] //www.medias19.org/

[15] //viraltexts.org/

[16] Fabien Granjon et Christophe Magis, « Critique et humanités numériques. Pour une approche matérialiste de l’«immatériel» », dans Variations. Revue internationale de théorie critique, no. 19 (2016), p. 13.

[17] Marin Dacos, « Vers des médias numériques en sciences humaines et sociales: une contribution à l’épanouissement de la place des sciences humaines et sociales dans les sociétés contemporaines », dans Tracés. Revue de Sciences humaines, no. 12 (2012), p. 217.