Carnet de recherche Tom 16 juillet 2017

Mon travail actuel concerne surtout la composition de la base de données. Plusieurs réunions informelles, ainsi que celle plus officielle du 4 juillet dernier nous ont permis de mettre en œuvre le projet et d’établir des canevas pour circonscrire les besoins que nous pouvons avoir. Nous avons ainsi pu effectuer quelques réunions informelles et discussions avec Michaël et Clara au sujet de nos besoins. Cela a entre autre permis de réagir et d’effectuer des ajustements sur les différents documents qu’ils nous ont proposé. La présentation des fonctionnalités que Dave a pu mettre en place m’a également amené à modifier quelque peu les fiches que j’effectue, et donc la recherche que je produis pour le projet. Par exemple, l’importance de l’implantation des citations d’auteurs a largement été rappelée car elle permettra de faciliter les recherches à l’avenir. Je fais donc désormais très attention à intégrer de nombreuses citations dans mes fiches quand les documents le permettent, ce qui n’est pas toujours le cas. En effet, un grand nombre des documents (ouvrages théoriques ou articles) que j’ajoute à la base de données sont trouvés sur le web, et les consulter afin d’intégrer les citations n’a pour l’instant pas été considéré nécessaire – il est du reste probable qu’un tel travail s’avère trop chronophage pour les besoins du projet. Je me suis également rendu compte qu’il était peu utile de mentionner d’autres informations (comme les oeuvres d’intérêt qui pourraient être mentionnées), et je m’occupe désormais de séparer mes remarques de synthèse avec celles qui peuvent servir de présentation. En l’occurence, mes remarques de synthèse visent surtout à permettre aux chercheurs du projet (René Audet et Renée Bourassa) de comprendre rapidement en quoi l’article ou l’ouvrage théorique en question peut leur être utile. Comme la notation par étoile, le but de la synthèse est donc de « juger » de l’apport potentiel que nous pourrions trouver à tel ou tel article. La notation est par conséquent toute relative : elle vise à qualifier une pertinence pour le projet « Expérientialité et design du livre en contexte numérique », et non de jauger d’un intérêt théorique global. Ces notations et ces remarques de synthèse, par conséquent, seront conservées à l’interne et ne visent pas à être publicisées.

J’ai également réfléchi à la mise en place du carnet de recherche relatif au projet. Après une réunion avec les divers membres du groupe concerné, j’ai réalisé que la meilleure manière d’offrir dans le carnet un avis régulier et pertinent sur l’avancée des recherches était de proposer une livraison toutes les deux semaines par chaque membre, à laquelle s’ajouterait un compte rendu de chaque réunion effectué par mes soins. De cette manière, nous pourrons constituer un noyau d’articles suffisamment conséquents pour nourrir le carnet dans ces débuts, après quoi il sera peut-être pertinent d’espacer un peu plus les entrées.

Je continue également ma recherche relative au projet. Dans l’ensemble, un grand nombre d’ouvrage qui ont été ajoutés traitent de l’importance de l’édition et de l’économie du livre. Je m’aperçois qu’il manque de ressources concernant précisément notre sujet, ce qui devra bientôt m’amener à réévaluer l’angle de mes recherches afin de demeurer pertinent.

Carnet de recherche Charles 10 juillet 2017

Tel que prévu, vers la fin du mois de juin, j’ai rencontré Élodie pour discuter de l’organisation de deux des projets en chantier du projet Expérientialité et design du livre en contexte numérique : la revue de critique (FNN – ou Fictions Narratives Numériques) et les capsules vidéo d’œuvres littéraires numériques à soumettre aux bibliothèques de la ville de Québec.

Alors qu’Élodie se concentre davantage sur ce projet, je m’occupe quant à moi de la revue de critiques. À la suite de notre discussion sur les particularités que nous voulons donner à la forme de la revue comme le comité d’édition/révision, la soumission de texte, notre objet d’étude, les concours à créer, le public visé, etc., j’ai rédigé un explicatif de quelques pages permettant de bien saisir dans sa globalité l’allure que nous voulons donner à la revue. Après la relecture d’Élodie (mercredi), nous soumettrons le document à René, puis à l’ensemble des collaborateurs du projet.

Entre-temps, je continue toujours d’avancer mes fiches de lecture. Cette semaine, j’ai voulu m’aventurer dans des œuvres de design plutôt que littéraires. J’ai donc cherché des œuvres artistiques mettant en valeur la figure du livre. Cela m’a mené dans le monde de la sculpture et de l’illustration où j’ai fait de belles découvertes quant à des formes innovantes et originales de l’objet-livre. J’ai fait entre autres connaissance avec des livres en 360 degrés, une installation artistique majeure composée de milliers de livres et des illustrations inspirantes de l’artiste japonais Jungho Lee.

Jungho Lee, Ark, 2015.

Pour la deuxième moitié du mois de juillet, je compte avancer la constitution de critiques de fictions narratives numériques afin d’accroitre notre base de critiques pour la mise en ligne du futur site web de la revue. Je me pencherai donc plus intensément sur ce projet, ce qui ne m’empêchera pas d’aider et de contribuer aux avancées d’Élodie sur les capsules vidéo. De plus, il est important de continuer de composer les fiches de lecture au fil de mes découvertes.

Compte rendu réunion 4 juillet 2017

Cette troisième grande réunion a été l’occasion pour l’équipe de découvrir le prototype de base de données développée par Dave Létourneau. Après avoir décidé de délaisser Bootstrap 3 (dont les fonctionnalités étaient trop limitantes pour les nécessités de notre projet), Dave a développé la base en Bulma (lien : //bulma.io/), un cadre CSS basé sur du Flexbox, logiciel libre particulièrement puissant et disponible sur GitHub. Dave a donc pu nous présenter la première ébauche du travail accompli, travail particulièrement impressionnant et adapté à nos besoins. Même si la plupart des champs n’étaient pas encore présentés de manière définitive – ce qui est tout à fait normal à ce stade du projet – nous avons pu voir le prototype et tester certaines de ses fonctionnalités. Le design, qui correspond déjà grandement aux modèles proposés par Clara et Michaël, sera donc peu à peu mis au diapason dans les semaines qui viennent.

Cette réunion devait donc permettre, en sus de cette présentation, de tester de concert les fonctionnalités et ainsi récupérer les remarques de l’équipe quant à l’établissement des champs. Dans cet objectif, un certain nombre de modifications ont été proposées. Il est important de noter que la plupart de ces modifications potentielles ne sont pas définitives; la plupart pourront être modifiées suite à la mise en production en raison du processus essentiellement itératif de la constitution non seulement de la base de données, mais également du projet « Expérientialité et Design du Livre en Contexte Numérique ». Les remarques sont les suivantes :

– Concernant le champ éditorial, les réalités complexes des productions dans le domaine numérique impliquent la nécessité d’ouvrir un champ « notes éditoriales » pour pallier les remarques d’éventuelles rééditions d’ouvrages, ou les notes pertinentes concernant les spécificités hybrides qui pourraient être découvertes.
– La réflexion sur les conditions de mise à disposition des champs a également été poursuivie. Un certain nombre d’entrées n’auront ainsi de sens qu’en interne – certaines œuvres ou certains ouvrages seront ainsi pointés en raison de leur pertinence pour le projet Expérientialité et Design –, mais n’auront pas d’intérêt pour le public de cette base de données. Ces dernières entrées seront donc réservées au seul usage du groupe de recherche afin de ne pas alourdir l’utilisation de la base de données pour le public, et demeurer ainsi le plus pertinent possible.
– La question de la distinction entre « plateforme » et « support » a également longuement été abordée : la confusion de fait parfois inévitable entre les deux rend difficile sa mise en place. Il est probable que les deux champs soient fusionnés, quitte à proposer dans une liste les différentes options (de « Prezi » à « Flash », en passant par « PS4 », « Epub », « Papier », etc.)
– La question de la distinction entre « Synthèse » et « Commentaire » a pu être réglée. Logiquement, les différences entre le domaine de recherche sur les ouvrages théoriques et celui sur les œuvres n’appellent pas les mêmes entrées. Pour cette raison, le travail effectué par Charles et moi-même utilisait bien souvent des intitulés qui ne s’avèrent pas totalement correspondants. Pour clarifier la future base de données, nous avons donc décidé de garder trois champs principaux : « Description » (qui correspond à la description généralement proposée par les éditeurs ou les créateurs du contenu, soit l’équivalent du quatrième de couverture) ; « Commentaire » (qui correspond à notre commentaire subjectif sur l’oeuvre ou l’ouvrage donné, et sera donc conservé à l’interne) ; « Discours critique existant » (qui correspond aux notes, remarques, commentaires ou critiques de l’oeuvre ou de l’ouvrage proposées par d’autres chercheurs ou par le public, et qui permettent de multiplier les points de vue sur l’oeuvre ou l’ouvrage en question).
– Renée Bourassa a également proposé une réflexion sur les citations récoltées au cours du travail de recherche. L’idée serait de permettre un moissonnage des dites citations par l’usage de mots-clés et ainsi accéder à toutes les citations concernant, par exemple, « l’imaginaire du livre » ou « les fictions transmédiatiques ». Cela permettrait notamment de démultiplier l’impact de notre travail de recherche. La proposition devra cependant être réalisable sans trop ajouter à la charge de travail ni dévier les objectifs annoncés vu que cela supposerait, entre autres, une table séparée dans les entrées.
– Il a également été décidé de conserver les deux champs « caractéristiques médiatiques » et « types d’interaction » car la distinction (« types d’interaction ») demeure très pertinente pour la recherche en Design.
– Nous avons cependant décidé de supprimer deux catégories inutiles au vu de nos objectifs : la catégorie « public cible » et celle « caractéristiques du livre numérique » (cette dernière étant notamment trop vague).
– Enfin, la notation par étoiles sera conservée pour le projet puisque celle-ci permet facilement d’indiquer la pertinence des objets.

Le travail étant bien amorcé, la prochaine réunion se tiendra dans quelques semaines, sans date précise au vu des vacances prévues pour de nombreux membres de l’équipe.

Carnet de recherche Michaël 30 juin 2017

Depuis la mi-juin, j’ai essentiellement cherché des conférences, des articles, des ouvrages et des exemples, afin de mieux comprendre le sujet de recherche dans son sens large. J’ai d’abord visionné la conférence « Comment les nouveaux écrans bouleversent-ils les pratiques du scénario ? » par Sophie Beauparlant. Dans cette conférence, il était surtout question du web-documentaire et de sa différence narrative face aux œuvres cinématographiques linéaires conventionnelles.

J’ai par la suite écouté la conférence de Dominic Arsenault, « Enjeux de la narration dans le jeu vidéo (et vice-versa): repenser le récit au prisme du jeu et de la simulation », conférence qui, comme son nom l’indique, discutait principalement de la place de la narration dans l’univers du jeu vidéo et de la manière dont cet univers influence le monde narratif.

J’ai par la suite procédé à l’expansion du corpus d’œuvres illustrant l’imaginaire du livre en cherchant des illustrations, photographies, peintures et photomontages intégrant le livre ou son concept. Afin d’éviter de sélectionner toutes les œuvres présentant des livres (il y en a des milliers !), Renée m’a conseillé de choisir une question de recherche en lien avec le projet. Ce réajustement me permettrait de m’approprier le projet et de travailler dans un sous-sujet avec lequel je suis plus à l’aise. Avec une question plus précise en tête, je pourrais alors chercher des exemples d’images et d’œuvres qui pourraient alors répondre à ma question en prouvant ou en expliquant certains points. Cela me permettrait de rechercher uniquement des œuvres pertinentes dans le cadre du projet plutôt que de tenter de dresser un inventaire absolu.

J’ai donc poursuivi mon travail en relisant d’abord le brief de projet. Une lecture concentrée et une annotation active m’ont permis de saisir plus précisément dans quel contexte mon travail s’effectue. De plus, cela m’a permis de sélectionner certains termes et sujets qui pourraient potentiellement m’intéresser pour ma question de recherche.

Suite à cela, j’ai aidé Clara dans la conception des « wireframes » (« maquettes fonctionnelles », ndle) pour la partie Répertoire de la plateforme Web. J’en ai profité pour faire une recherche d’inspiration pour élaborer le style visuel de cette plateforme. Je n’ai pas encore fait d’esquisses pour le style visuel, car il faudrait avant cela définir les sections et les contenus, en plus de regarder pour monter les wireframes. Néanmoins, la recherche d’inspiration m’a donné de bonnes idées pour éventuellement élaborer le style graphique.

J’ai également passé quelques heures à brainstormer avec Clara au sujet des prototypes de livre réinventé que nous voudrions faire cet été. Nous avons été nous balader sur le campus afin de trouver de l’inspiration. Les corridors souterrains de l’université se sont révélés être une piste potentiellement intéressante, mais surtout très stimulante!

J’ai terminé la semaine en lisant. Je me suis d’abord renseigné sur la chaîne du livre, ses acteurs et son processus. Puis, j’ai lu certains articles proposés par Tom sur le Wiki, certains articles traitant du design et d’autres traitants plutôt de l’expérientialité, terme que j’ai cherché à clarifier. Ces articles m’ont permis d’approfondir le sujet, chacun à leur façon.


(Conférence) BEAUPARLANT, Sophie. Comment les nouveaux écrans bouleversent-ils les pratiques du scénario ?, //oic.uqam.ca/fr/conferences/comment-les-nouveaux-ecrans-bouleversent-ils-les-pratiques-du-scenario, 18 mars 2016 (Consulté le 16 juin 2017)

(Conférence) ARSENAULT, Dominic. Enjeux de la narration dans le jeu vidéo (et vice-versa): Repenser le récit au prisme du jeu et de la simulation, //oic.uqam.ca/fr/conferences/enjeux-de-la-narration-dans-le-jeu-video-et-vice-versa-repenser-le-recit-au-prisme-du. 25 février 2014 (Consulté le 16 juin 2017)

WIKIPÉDIA, Édition (activité), //fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89dition_(activit%C3%A9) [Consulté le 28 juin 2017]

LLOVERIA, Vivien, « De l’hypertexte au design monopage- une transition sémiotique », dans CASA: Cadernos de Semiótica Aplicada, v.13, n.2, 2015, p. 57-87

DOUEIHI, Milal, « Le livre à l’heure du numérique : objet fétiche, objet de résistance » dans Read/Write Book: Le livre inscriptible, Marseille, Open Edition Presse, 2010, p. 95-103.

MOUNIER, Pierre, « Le livre et les trois dimensions du cyberespace » dans Read/Write Book: Le livre inscriptible, Marseille, Open Edition Presse, 2010, p. 175-183.

SAEMMER, Alexandra, « Cultures numériques : alternatives », Hybrid [En ligne], 03 | 2016, mis en ligne le 01 décembre 2016, consulté le 30 juin 2017, URL : //www.hybrid.univ-paris8.fr/lodel/index.php?id=614

Earnshaw, Rae. «Using Mobile Technology to Facilitate Engagement with the Arts for Children with Autism and Their Families». Art, Design and Technology: Collaboration and Implementation, Springer, Suisse, 2017. p. 47-56.

Carnet de recherche Charles-Antoine 17 juin 2017

Lors du colloque du 25 et 26 mai dernier à l’UQAM intitulé « Littérature et dispositifs médiatiques », René et moi-même avons présenté une communication sur le projet transmédiatique VVV. Après avoir assisté à des communications pertinentes pour le projet en compagnie de Tom, Renée et René, j’ai choisi de rendre disponibles les notes que j’ai prises lors des exposés en les publiant sur le Wiki du projet. Cette entrée nous permettra de répertorier des artistes, chercheurs ou groupes de recherche du domaine du livre numérique ainsi que leurs ouvrages théoriques et leurs créations. De nouvelles fiches de lecture ont déjà et pourront éventuellement émerger de cette récapitulation de l’événement organisé par le NT2. Puisque je suis plus spécialisé dans le corpus artistique, j’ai constitué des fiches de lecture sur des œuvres abordées lors du colloque, telles que Document 1, Madeleine project, Les lignes de désir et The Unsecret Life of Samantha C.

Cette semaine fut aussi l’occasion pour moi de collaborer avec Clara et Tom pour la mise en place de la base de données. En répondant à ses questions et en lui faisant des suggestions ou des remarques sur la plateforme, notre idée du produit final se précise. Le travail de conception est bien sûr exigeant, mais il semble bien s’orienter vers l’angle que Tom et moi avons donné à nos fiches.

Jeudi, Renée a laissé à l’équipe deux iPad. L’un d’eux me servira à tester éventuellement les œuvres nécessitant un support iOS pour être consommées. Pour ce qui est du projet sur la revue de critiques, j’ai communiqué avec Élodie qui m’apportera son aide pour le lancement du site. Nous prévoyons de travailler ensemble sur le dossier vers la dernière semaine de juin afin de mettre en commun nos idées.

Carnet de recherche Clara 16 juin 2017

Pendant le dernier mois, Michaël et moi avons d’abord travaillé séparément. J’ai pris en charge la finalisation de la base de données en collaboration avec Dave. J’ai commencé par faire la recherche de fonctionnalités sur internet dans le but de préparer mon travail à propos des maquettes fonctionnelles. Cette recherche avait pour but de permettre de recenser de manière générale les différents modèles de fonctionnalités qui permettent de simplifier la recherche. En effet, je faisais face à la problématique de la recherche et de la navigation à travers la base de données. Je devais trouver un moyen de permettre à l’utilisateur de naviguer efficacement à travers les dizaines d’entrées, ainsi que de pouvoir rapidement filtrer les données disponibles. Le défi tenait surtout au nombre de filtre, qui dépasse probablement la cinquantaine. Le livre Search Patterns de Peter Morville m’a été particulièrement utile pour identifier les patterns qui pourraient m’être utiles. J’ai recopié bien des extraits de son livre afin de bien mémoriser les différents principes qui y sont énoncés. Par la suite, j’ai également copié, travaillé et modifié des modules existants pour organiser des filtres dans une base de données. J’ai regardé de multiples sites internet qui ont des bases de données étendues, comme Ariane2.0 (le site de la bibliothèque de l’Université Laval).  Par la suite, j’ai commencé l’élaboration des maquettes fonctionnelles, également appelées wireframes. Ce sont des maquettes dont le but principal est d’identifier le contenu ainsi que les fonctionnalités des différentes pages d’un site internet, ou dans ce cas-ci, de l’application web qui permet d’accéder à la base de données.

Une fois les maquettes fonctionnelles bien avancées, je les ai envoyés à Dave pour guider son travail dans le code de la base de données. Nous avons ensuite eu une réunion pour finaliser la structure de données et nous entendre sur la signification des champs. Certains d’entre eux étaient encore mal définis, ce qui nécessitera un travail ultérieur. Puis, j’ai fourni un fichier Excel final à Dave afin qu’il consolide son travail, ainsi qu’au reste de l’équipe pour qu’ils puissent approuver les modifications effectuées. Une fois le travail sur la base de données plus ou moins achevé, je suis passée à une étape un peu plus diversifiée de mon travail. J’ai commencé à réfléchir à la conception d’un prototype de livre numérique, à la demande de Renée. Le début de cette partie a été relativement difficile pour moi, car je n’avais pas beaucoup de points de départ. J’ai donc essayé de trouver d’abord des exemples de livres numériques présentant des fonctionnalités différentes ou nouvelles. J’ai recensé ces exemples dans un Google Doc, dans un tableau à deux colonnes. La première colonne décrit en quelques mots la fonctionnalité intéressante ou pourquoi ce livre est pertinent, la deuxième colonne permet de noter la source et/ou l’auteur.

Pour trouver les exemples, je suis partie de différents sites Web se décrivant comme des « blogs créatifs », notant tous les liens qui me semblaient pertinents. Certains liens menaient à d’autres blogs du même genre, ce qui m’a permis de naviguer de site en site pour découvrir toutes sortes de livres numériques. Certains livres numériques sont inscrits dans le Google Doc uniquement à titre d’exemples, mais j’ai retenu trois d’entre eux pour faire des fiches à ajouter à notre répertoire d’oeuvre. Les trois oeuvres retenues sont : A Universe Explodes, Seed et Böhmishe Dörfer. J’ai bien vérifié que les oeuvres n’étaient pas actuellement dans le répertoire avant de les travailler. Cela m’a permis de tester la structure de données élaborées les semaines précédentes, qui a raisonnablement satisfait mes besoins.  Un peu plus tard, j’ai compris que je serais plus productive si j’essayais de concevoir un prototype à partir d’un texte, plutôt qu’à partir du vide. J’ai donc cherché un texte qui m’inspirait, pour finalement choisir le roman Kafka sur le Rivage, de Haruki Murakami. J’ai passé quelques heures à sélectionner des extraits qui me semblaient avoir du potentiel et qui m’inspiraient. Les passages choisis contiennent tous des mentions de textes autres, comme des tragédies grecques ou bien des poèmes traditionnels japonais. Certaines mentionnent également de la musique.

De l’autre côté, en collaboration avec Michaël, nous avons commencé à travailler sur la plateforme web. Nous avons d’abord tenté d’établir une arborescence pour classer les différents contenus qui peuvent peut-être se retrouver sur le site internet. La principale difficulté, comme pour les précédents points je pourrais dire, est que les contenus exacts de la plateforme ne sont pas encore fixés. Par conséquent, nous avons dû estimer la quantité et la nature des contenus des pages, et nous préparer en fonction des différentes éventualités.

Pour les prochaines semaines, notre travail se concentrera sur la plateforme et la conceptualisation de prototype. Nous allons travailler de concert sur les fonctionnalités qui seront disponibles dans la partie « Création », ainsi que sur les options de style graphique qui pourraient convenir. De manière plus séparée, nous allons poursuivre la définition de nos prototypes individuels, tout en continuant de nous concerter à leurs propos.


MORVILLE, Peter, Search Patterns. Sebastopool, O’Reilly Media, 2010, 192 p.

UGLOWTea, A Universe Explodes, Editions At Play, 2017, [En ligne]. //a-universe-explodes.com.

WALSH, Joann, Seed, Editions at Play, 2017,[En ligne] //seed-story.com/contents

SAEMMER, Alexandra, Böhmishe Dörfer, 2016, Prezi. [En ligne] //prezi.com/m7lq5txsl5qz/bohmische-dorfer-english-version/?webgl=0

MURAKAMI, Haruki, Kafka sur le Rivage, Paris, 10/18, 2003, 638 p.

Carnet de recherche Clara 16 juin 2017

Pendant les deux dernières semaines, le plus gros du temps de travail a été consacré à l’élaboration et à la conception de la base de données en collaboration avec Michaël, plus spécifiquement la partie qui servira à entreposer les données du répertoire/corpus du projet.
Pour répondre à cet objectif, nous avons d’abord examiné le travail effectué par Tom et Charles, entreposé actuellement sur un Wiki interne. Nous avons recensé l’ensemble des champs et catégories que nos collègues en Littérature utilisent pour trier leurs fiches, puis nous avons fait une première version de la base de données que nous leur avons présentée.

Comme il s’agissait d’une version presque copiée-collée du Wiki qu’ils utilisent, Tom et Charles avaient peu de commentaires ou de modifications à apporter à la base de données V1. Nous avons ensuite eu une rencontre avec Dave, le développeur du CRILCQ pour déterminer de quelle façon nous devions lui présenter la structure de la base de données en devenir. Cela a donné lieu à une version que l’on pourrait appeler V1.5, dans un classeur Excel. Il s’agit de la version que chacun des membres de l’équipe a reçue en préparation de la réunion du 9 juin. Tous les membres de l’équipe ont apporté des points valides, qui ont été par la suite intégrés dans une V2 de la base de données.

À partir de la V2, Michaël et moi avons eu pour mandat de simplifier la structure que nous avions présentée. Dans les versions précédentes, les données des œuvres plus « artistiques » et celles des œuvres théoriques se trouvaient sur des tables différentes à l’intérieur de la base de données. Dans la V3, il n’y a qu’une seule table pour tous les différents types d’œuvres. Il faut aussi prendre en compte que bien qu’en ce moment les œuvres « artistiques » soient presque exclusivement toutes des livres, il y aura probablement bien d’autres types d’œuvres comme des illustrations ou des photographies dans le futur. Actuellement, je travaille sur une interface de base pour permettre de tester les différentes catégories auprès de Tom et Charles, pour m’assurer que la base de données répond de manière adéquate à leurs besoins tout en restant efficace.

Un aperçu du travail sur les wireframe de Clara et Michaël.

En parallèle de la conceptualisation de la base de données, Michaël et moi avons également travaillé ensemble sur le nom du groupe Facebook, malheureusement sans succès à ce jour (le but du groupe Facebook étant de rassembler une communauté de gens, universitaires ou non, et de susciter des débats et des discussions autour du livre). Par contre, nous avons créé un groupe Facebook pour stocker les images qui pourraient éventuellement être pertinentes pour animer, par la suite, le groupe Facebook public.

De mon côté, j’ai également effectué quelques lectures depuis le début du contrat (1er mai). Ces lectures s’inscrivent dans le cadre du projet, mais également d’un cours de lectures dirigées qui m’est donné par Renée Bourrassa. Pour le moment, les livres que j’ai lus sont :
Les métamorphoses du livre de Roger Chartier [Lire+Écrire]Un livre numérique sur la création numérique en réseaux, Ouvrage collectif
N’espérez pas vous débarrasser de vos livres, Umberto Eco et Jean-Claude Carrière – Entrevue de Jean-Philippe de Tornac. (en partie)
The Library Beyond the Book, J.T Snapp et M. Battles

Afin de mieux structurer notre travail, Michaël et moi avons créé un tableau de planification des tâches, ce qui nous permet de mieux envisager nos responsabilités et les actions à poser. Nous avons également convenu de quelques outils pour mieux organiser notre travail en équipe. Je suis également en train de devenir responsable en quelque sorte d’organiser l’équipe pour tout ce qui concerne gestion des disponibilités et organisation des réunions. En effet, mes tâches individuelles comprennent entre autres :
– Demander régulièrement les disponibilités des membres de l’équipe
– Demander régulièrement aux membres de l’équipe les points qu’ils souhaitent aborder en réunion
– Créer le calendrier des vacances des membres de l’équipe
– Être le point de liaison entre Renée Bourassa et l’équipe, lorsqu’elle n’est pas disponible pour assister aux réunions

En résumé, les tâches auxquelles j’ai contribué :

  • Élaboration/conceptualisation de la base de données
  • Recherche d’exemples visuels de l’imaginaire du livre
  • Recherche d’un nominal pour le groupe Facebook d’échange et de partage sur le livre
  • Lectures personnelles

Les tâches en cours :

  • Finalisation de la V3 de la base de données
  • Élaboration d’un wireframe (version préliminaire) du formulaire de saisie de données pour la BD
  • Organisation de la prochaine réunion

SNAPP, J.T, BATTLES, M., The Library Beyond the Book, Harvard, Harvard University Press, 2014, 176p.

CHARTIER, Roger, Les métamorphoses du livre : Rendez-vous de l’édition : le livre et le numérique, Kindle Editions, 2015

CARRIÈRE, Jean-Claude, ECO, Umberto, DE TORNAC, N’espérez pas vous débarrasser des livres, Jean-Philippe, Grasset, Paris, 2009, 330p.

Carnet de recherche Michaël 15 juin 2017

Dans les deux dernières semaines, j’ai principalement travaillé avec Clara sur la conception de la base de données pour le projet. Nous nous sommes concentrés sur la partie Répertoire de la future plateforme Web du projet, endroit où seront réunis tous les exemples et ouvrages ayant servi à monter le corpus analysé ainsi que les références critiques. À quelques reprises, nous avons rencontré Charles-Antoine et Tom pour avoir leur avis et leur poser des questions.

De plus, j’ai participé à la réunion du 9 juin. Clara et moi avons aussi rencontré Renée Bourassa par Skype à quelques reprises. Le mardi 13 juin en après-midi, Renée est venue travailler avec nous sur le projet, pour valider certains points.

Une photo du travail de Michaël et Clara sur la base de données.

Le travail sur la base de données a donné lieu à des interrogations étant donné qu’il s’agissait de ma première expérience. Ce n’est probablement pas la partie la plus facile du projet, mais l’apprentissage qui en ressort est très intéressant et pertinent. Le fait d’aller voir Dave quelques fois pour lui poser des questions a permis d’éclaircir certains points.

Outre le travail sur la base de données, j’ai également participé à la recherche d’un nom pour le futur groupe de partage sur Facebook.

J’ai également recueilli des images intéressantes sur l’imaginaire du livre, que ce soit des illustrations, des photographies ou des vidéos. Ces images permettent de comprendre l’atmosphère du livre et/ou l’image mentale du livre auprès de la population. En naviguant sur différentes pages Facebook sur le livre ou les technologies, j’ai pu lire des débats intenses sur le livre (« Qu’est-ce qu’un vrai livre? » ou « Le livre papier va-t-il mourir? ») tout en recueillant diverses idées technologiques pour la partie création/prototype que je ferai plus tard cet été. Ces débats m’ont permis de constater, plus que jamais, que la question du livre papier est un débat sentimental. Beaucoup de gens misent sur l’expérience du livre comme facteur de justification d’un vrai livre, c’est-à-dire que certaines personnes ne pensent pas qu’un livre numérique est un vrai livre parce qu’ils ne peuvent pas le toucher, le sentir, etc.

Ces débats m’ont amené à me questionner sur le codex. J’ai alors découvert que le même débat existait pour la transition du rouleau vers le codex. Quand le format codex a été inventé, les gens ne jugeaient pas ce nouveau format comme un vrai livre. Pour eux, un vrai livre était un rouleau. C’est un peu le même débat présentement qui a lieu, mais c’est intéressant de voir l’évolution des perceptions. Maintenant, pour nous, un rouleau n’est sans doute pas un vrai livre. Donc peut-être plus tard, pour les générations futures, le livre numérique sera un vrai livre alors que le codex ne sera plus considéré comme un vrai livre.

J’ai aussi lu Digital Humanities par Anne Burdick (et autres). Cet ouvrage m’a permis de mieux saisir l’essence du projet, dans quelle optique se déroule notre travail de recherche à l’ère numérique. Cela a entre autres été pertinent pour mieux comprendre certains points de la base de données.

Aussi, Clara et moi avons créé un tableau de planification de notre temps, avec les tâches que nous avons à faire et les délais (aujourd’hui, cette semaine, cet été). Un endroit sur le tableau est réservé pour les tâches réalisées.

Aujourd’hui, 15 juin, j’ai rencontré Renée afin de faire le point sur le premier mois de travail. Nous avons convenu de mieux diviser les tâches entre Clara et moi afin d’optimiser le temps et de mettre chacun à l’aise dans le projet en exploitant les forces individuelles.


BURDICK, Anne et al, Digital_Humanities, MIT Press, 2012, 152 p.

WIKIPÉDIA,

Codex, //fr.wikipedia.org/wiki/Codex [Consulté le 15 juin 2017]

Compte rendu réunion 9 juin 2017

La réunion s’est déroulée en présence des deux directeur.e.s – Renée Bourassa (présente sur Skype) et René Audet, des quatre auxiliaires de recherche et de Vincent Mauger, doctorant en design narratif des jeux vidéos et nouvel arrivé dans le Projet. Cette rencontre a été très fructueuse, tant pour la définition du programme de travail que de la base de données du projet « Expérientialité et Design du Livre en Contexte Numérique ». Majoritairement, la réunion aura permis d’établir plus clairement les objectifs de cet outil. Celui-ci entend en effet être mis à disposition d’un public plus large que notre seul groupe de recherche, afin de générer une dynamique de groupe qui pourrait permettre d’explorer plus en avant l’évolution du livre en contexte numérique. Un tel objectif de production nous conduira nécessairement (Charles-Antoine et moi même), à modifier légèrement l’approche de perspective quant à la composition de nos fiches. Nous travaillerons ainsi dans les jours à venir à la constitution d’un document établissant nos besoins en matière de base de données, travail conjoint entre Michaël et Clara (Design), Charles-Antoine et moi-même (Lettres) et Dave (Programmation).

Selon René Audet, l’intégration du protocole Dublincore devra permettre de définir plus facilement la manière de mettre en place un standard de définition pour le découpage des œuvres numériques. Toujours selon René Audet, le projet pourra ainsi s’inspirer du projet Orion.crilcq.org, lequel avait permis de mettre en relation les fiches de lecture sur les œuvres québécoises contemporaines produites au sein de projets individuels ou collectifs rattachés au CRILCQ. Autre inspiration éventuelle, la plateforme Trove.nla.gov.au, dévelopéée par la National Library of Australia, qui permet à tout internaute de nourrir et de consulter une gigantesque base de données relative à la culture australienne. L’aspect participatif et intégrant apparaît donc comme une dimension essentielle de notre projet.

Dans cet objectif, Michaël sera chargé de réfléchir au public cible visé par cette base de données afin de mieux réfléchir à sa mise en place. Clara sera quant à elle chargée d’établir nos divers agendas pour l’été afin de planifier les réunions et d’organiser au mieux les ordres du jour. La composition et l’enrichissement des entrées sur le groupe Facebook dédié au projet (dont le nom ne fait pas encore consensus) a également été traitée ; il est à peu près décidé que ce groupe doit être nourri pendant un certain temps avant d’être ouvert au public. La question de la conservation des traces des œuvres et de l’archivage a également été abordée, les questions de droit d’auteur et de propriété intellectuelle devant être pris en compte. Pour la prochaine réunion, idéalement autour du 15 ou 16 juin prochain, nous planifions d’arriver avec un certain nombre de noms de personnes à inviter pour le Projet. Nous devons aussi réfléchir à la manière de leur présenter les choses afin qu’ils puissent trouver un intérêt propre à contribuer. Enfin, concernant le document relatif à la base de données, nous décidons d’attendre les discussions entre Michaël, Clara et Dave afin de pouvoir procurer un retour pertinent avant une éventuelle mise en production.

Tom Lebrun

Compte rendu réunion jeudi 1er Juin 2017

La première rencontre entre auxiliaires du projet « Expérientialité et Design du Livre en Contexte Numérique » s’est déroulée aujourd’hui, dans les locaux du CRILCQ de l’Université Laval. Au programme, nous avons rencontré, Charles-Antoine et moi-même, Michaël Dubé et Clara Lafrance, lesquels sont issus du programme de design sous la direction de Renée Bourassa.
Cette rencontre a été l’occasion de mettre en commun les visions que nous avons du projet, ainsi que de répondre aux interrogations que Michaël et Clara pouvaient avoir quant à la transformation du Wiki du projet en base de données – base de données relationnelle qui servira de vue d’ensemble sur le projet de recherche.

Comme nous l’avons précisé à Michaël et Clara, les recherches effectuées jusqu’ici s’ancrent vers deux questions principales; Charles-Antoine vise pour l’instant à répertorier les œuvres qui pourraient intéresser le projet, tandis que je m’axe plus sur la recherche théorique. Clara et Michaël avaient préparé (comme cela semble être l’usage en design) des panneaux de présentation et d’idéation pour la fameuse base de données relationnelle, que Dave Létourneau (l’informaticien du projet et membre du Laboratoire Ex situ) programmera à l’été.

Les discussions relatives à cette base de données ont permis de clarifier les difficultés que pouvaient avoir Clara et Michaël pour l’idéation, et nous ont permis par la même occasion de mieux comprendre les objectifs de design de la plateforme. La rencontre était donc fructueuse, puisqu’elle a permis de lancer véritablement le projet du côté de Clara et Michaël. Des rencontres avec Renée Bourassa et René Audet devraient être prévues autour du 8 ou du 9 juin, même si aucune date n’a encore été fixée. Nous avons également pu discuter de la mise en place du carnet de recherche – dont ce texte est la première entrée – ce qui a été très favorablement reçu par Clara et Michaël dont je collecterai désormais les textes. Le programme à suivre sera donc relativement simple : des comptes rendus de chaque réunion seront rédigés au fur et à mesure afin de rendre compte ponctuellement du projet. De manière plus régulière, un texte sera rédigé toutes les deux semaines par chacun des auxiliaires, texte que j’éditerai ensuite avant de le publier dans le carnet de bord dédié. De belles recherches en perspective !

Tom Lebrun