Plan : Incidences des supports sur les pratiques d’écriture, de réécriture et éditoriales

Titre provisoire : Incidences des supports sur les pratiques d’écriture, de réécriture et éditoriales d’une œuvre : analyse comparative du roman-feuilleton et des feuilletons numériques.

Plan sommaire

Introduction : (1 page)

  1. Mise en contexte (émergence du roman-feuilleton et du feuilleton numérique)
  2. Problématique et hypothèse
  3. Plan du texte

Partie 1 : La finalité ou « fermeture » des œuvres (Environ 3 pages)

  1. Formes et caractéristiques
    1. Sérialité
    2. Le suspense (cliffhanger)
  2. Réappropriation de l’objet-livre en contexte numérique
  3. Incidence du support sur la fermeture d’une œuvre?

Partie 2 : La figure de l’auteur (Environ 3 pages)

  1. Construction de la figure de l’auteur
  2. Quête de légitimation
  3. Pérennisation de l’œuvre

Partie 3 : Les enjeux de la publication (Environ 3 pages)

  1. Mutation de la chaîne du livre
  2. Modification de la figure de l’éditeur
  3. Modification du rapport entre le lecteur et l’auteur

Conclusion : (1 page)

  1. Synthèse de l’argumentation
  2. Retour critique sur la problématique et l’hypothèse
  3. Ouverture

Plan détaillé de rédaction

Introduction

Il serait pertinent de contextualiser l’émergence des romans-feuilletons dans la presse écrite. En effet, grâce à l’essor de l’industrialisation de la fin du XIXe siècle au début du XXe siècle, nous pouvons observer le développement d’une culture médiatique de plus en plus forte et cela se traduit notamment par un plus grand nombre de titres publiés, la mobilisation des écrivains afin de participer à la rédaction des journaux, l’augmentation du lectorat due à une baisse de l’alphabétisation, ainsi qu’un accroissement du rythme de la distribution des journaux [1]. Dans un même ordre d’idées, nous réaliserons une mise en contexte de l’émergence des nouvelles technologies et leurs incidences sur les pratiques d’écriture et de lecture dans le monde littéraire. Cela nous permettra ensuite de mieux comprendre l’émergence des feuilletons numériques sur les diverses plateformes d’écriture et de publications numériques.

Dans le cadre du présent travail, il s’agira d’étudier les incidences des supports sur les pratiques d’écriture, de réécriture et éditoriales d’une œuvre en réalisant une analyse comparative du roman-feuilleton et des feuilletons numériques. En effet, nous croyons que les supports jouent un rôle déterminant sur les pratiques d’écriture, mais tendent également à modifier le rapport que l’auteur entretient avec son œuvre. De plus, la modification des supports, ainsi que des plateformes d’écriture démontre une mutation de la chaîne du livre, ainsi que du rapport entre l’auteur et le lecteur.

Partie 1 : La finalité ou « fermeture » des œuvres

Les formes et les caractéristiques du roman-feuilleton et du feuilleton numérique seront déterminées. Cela nous permettra notamment de comprendre les particularités de chacun selon le support de publication. Afin de bien cibler l’ensemble des caractéristiques du roman-feuilleton tel que publié dans la presse du début du XIXe siècle, nous nous intéresserons plus particulièrement à l’ouvrage d’Anaïs Goudmand [2], ainsi qu’à l’ouvrage de Matthieu Letourneux [3]. Dans le cadre du feuilleton numérique, nous nous intéresserons à divers exemples d’œuvres ayant été publiées sous forme de feuilleton numérique, notamment sur la plateforme Wattpad, mais également à l’article d’Anaïs Guillet, qui traite des feuilletons sur les réseaux sociaux [4].

Dans un deuxième temps, il sera question de la réappropriation de l’objet-livre dans un contexte numérique. Nous nous intéresserons plus particulièrement à l’article de Jean Clément [5], ainsi qu’au mémoire de recherche d’Ariane Mayer [6]. Cela nous permettra notamment de comprendre la mutation de l’objet-livre avec l’émergence des nouveaux supports numériques et la forme que celui-ci peut prendre.

Finalement, nous nous questionnerons sur l’incidence des supports sur la fermeture d’une œuvre. En effet, nous pourrions croire que le livre imprimé représente la « fermeture » ou la finalité d’une œuvre, c’est-à-dire que celle-ci ne sera plus sujette à subir des modifications de contenu suite à sa publication du à la fixité du support. D’un autre point de vue, nous pourrions croire qu’une œuvre numérique n’est pas complètement close, puisque le support sur lequel elle est diffusée demeure malléable.

Partie 2 : Le figure de l’auteur

Dans la cadre de la seconde partie de l’argumentation, nous nous intéresserons davantage à la figure de l’auteur, mais également aux rapports que celui-ci entretient avec la publication de son œuvre selon les divers supports. Tout d’abord, nous nous intéresserons au cas du roman-feuilleton et à la construction de la figure de l’auteur. En effet, dans le cas du roman-feuilleton, il est possible d’affirmer que les auteurs cherchaient avant tout à construire une figure auctoriale forte, ce qui aura comme impact de garantir un large lectorat à l’auteur au moment de la reprise du roman-feuilleton pour le transposer en livre imprimé. En publiant une œuvre en feuilleton, cela lui permet également de fidéliser son lectorat. De plus, nous assistons à une mutation de la figure de l’auteur dans la mesure où la littérature s’inscrit désormais dans un esprit de capitalisation et non plus de mécénat [7]. Dans un même ordre d’idées, cela nous permettra de comprendre la figure de l’auteur dans un contexte de publication feuilletonesque numérique. La publication sous forme de feuilleton permet-elle la construction de la figure de l’auteur? Permet-elle la construction d’une communauté d’admirateurs? [8]

La seconde partie s’interroge davantage sur la quête de légitimation des auteurs de feuilletons numériques. Bien que les auteurs publient l’entièreté de leur œuvre sur une plateforme numérique, que ce soit au niveau des réseaux sociaux ou bien de plateformes davantage ciblées pour la publication d’œuvres numériques (Wattpad), il arrive parfois que les auteurs publient de nouveau leur ouvrage sur un support physique imprimé. Nous aimerions savoir si cette démarche résulte d’une quête de légitimation de la part des auteurs. Considèrent-ils que la publication sur un support physique procure à leurs œuvres une image davantage légitime? Obtiennent-ils plus de reconnaissance? Cela nous amène finalement à nous questionner sur la pérennité des œuvres numériques. Est-ce que la publication d’une œuvre sur un support physique garantit la pérennité de celle-ci, contrairement aux plateformes numériques qui sont en constamment en mouvement ? La disparition d’une plateforme numérique peut amener la perte importante de données et de contenu.

Partie 3 : Les enjeux de la publication

Nous nous questionnerons d’abord sur la mutation de la chaîne du livre. Le développement de nombreuses plateformes numériques, ainsi que de nouveaux formats numériques tels que le Epub et le E-Book ont eu des impacts majeurs sur la chaîne du livre. Par la suite, nous nous intéresserons à la modification de la figure de l’éditeur dans un tel contexte. Nous croyons que la figure de l’éditeur a changé, puisque les auteurs peuvent désormais accéder plus facilement à l’édition dans un contexte numérique. Finalement, nous nous intéresserons à la modification du rapport que le lecteur entretient avec l’auteur et comment les supports peuvent influencer l’acte de lecture. En effet, la multiplication des supports, ainsi que des plateformes, permet désormais aux auteurs de publier davantage de contenu et d’œuvres, sans la nécessité de devoir passer par un éditeur. Auparavant, l’éditeur agissait comme un agent ou un intermédiaire entre le lecteur et l’auteur.

Afin de bien répondre à ces interrogations, nous allons nous intéresser davantage à l’ouvrage de Pauline Grebert, concernant la mutation du livre et de la lecture à l’ère numérique [9]. Par la suite, il nous sera possible de nous appuyer sur la revue de l’Association des bibliothèques de France, qui cherche à étudier la chaîne du livre numérique et sa mutation. [10]. Finalement, nous nous intéresserons au mémoire d’Ariane Mayer, qui étudie l’impact du numérique sur la création littéraire [11].

Conclusion :

Finalement, la conclusion nous permettra de faire un retour critique sur l’hypothèse exposée en début de parcours. Nous croyons que les supports jouent un rôle important sur les pratiques d’écriture, de réécriture et éditoriales des œuvres.

En guise d’ouverture, il pourrait être pertinent de s’intéresser plus particulièrement à la notion de sérialité et comprendre comment le roman-feuilleton a favorisé le développement d’œuvres sérielles [12].

 

Références :

[1] PINSON, Guillaume. La culture médiatique francophone en Europe et en Amérique du Nord : De 1760 à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Les Presses de l’Université Laval, Québec, 2016, 359 p.

[2] GOUDMAND, Anaïs. « Le roman-feuilleton ou l’écriture mercenaire : l’exemple des Mystères de Paris », dans Cahiers de narratologie, no31, 2016 : Sérialité narrative. Enjeux esthétiques et économique. [En ligne], https://journals.openedition.org/narratologie/7589 (page consultée le 16 novembre 2018).

[3] LETOURNEUX, Matthieu. « La mondialisation à l’ère de la culture sérielle », dans Romantisme, 2014, vol.1, no163, p. 79-88. [En ligne], https://www.cairn.info/revue-romantisme-2014-1-page-79.htm (page consultée le 19 novembre 2018)

[4] GUILLET, Anaïs. « Les feuilletons sur les réseaux sociaux », dans Tous artistes! : Les pratiques (ré)créatives du Web. Les Presses de l’Université de Montréal, Montréal, 188p. [En ligne], http://www.parcoursnumeriques-pum.ca/les-feuilletons-sur-les-reseaux-sociaux (page consultée le 17 novembre 2018).

[5] CLÉMENT, Jean. « La littérature au risque du numérique », dans Document numérique : Nouvelles écritures. Lavoisier, Paris, 2001, vol.5. p.113-134. [En ligne], https://www-cairn-info.acces.bibl.ulaval.ca/revue-document-numerique-2001-1-page-113.htm (page consultée le 18 novembre 2018).

[6] MAYER, Ariane. L’impact du numérique sur la création littéraire, mémoire de recherche sous la direction d’Alain Busson, HEC de Paris, 2012, 66 p. [En ligne], https://digital-studies.org/wp/wp-content/uploads/2013/01/M%C3%A9moire-MAC-HEC-Ariane-Mayer-version-d%C3%A9finitive.pdf (page consultée le 17 novembre 2018)

[7] GOUDMAND, Anaïs. « Le roman-feuilleton ou l’écriture mercenaire : l’exemple des Mystères de Paris », dans Cahiers de narratologie, no31, 2016 : Sérialité narrative. Enjeux esthétiques et économique. [En ligne], https://journals.openedition.org/narratologie/7589 (page consultée le 16 novembre 2018).

[8] OSTENSTAD, Inger. « Quelle importance a le nom de l’auteur? », Argumentation et Analyse du Discours, 2009. [En ligne], https://journals.openedition.org/aad/665 (page consultée le 18 novembre 2018).

[9] GREBERT, Pauline. Les mutations du livre et de la lecture à l’ère du numérique. Université Stendhal, Grenoble, sous la dir. de Yves Citton. 2009-2010, 97 p. [En ligne], https://manuscritdepot.com/edition/documents-pdf/Grebert_A._memoire.pdf (page consultée le 19 novembre).

[10] Revue de l’Association des bibliothécaires de France. La chaîne du livre numérique. France, no64, octobre 2012, 84 p. [En ligne], http://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/documents/63891-64-la-chaine-du-livre-numerique.pdf (page consultée le 19 novembre 2018).

[11] MAYER, Ariane. L’impact du numérique sur la création littéraire, mémoire de recherche sous la direction d’Alain Busson, HEC de Paris, 2012, 66 p. [En ligne], https://digital-studies.org/wp/wp-content/uploads/2013/01/M%C3%A9moire-MAC-HEC-Ariane-Mayer-version-d%C3%A9finitive.pdf (page consultée le 17 novembre 2018)

[12] LETOURNEUX, Matthieu. « La mondialisation à l’ère de la culture sérielle », dans Romantisme, 2014, vol.1, no163, p. 79-88. [En ligne], https://www.cairn.info/revue-romantisme-2014-1-page-79.htm (page consultée le 15 novembre 2018).

 

Études critiques pertinentes :

GEFEN, Alexandre. « Ce que les réseaux font à la littérature », Itinéraires, 2010, p. 155-166. [En ligne], https://journals.openedition.org/itineraires/2065 (page consultée le 18 novembre 2018).

GUILET, Anaïs.  Pour une littérature cyborg : l’hybridation médiatique du texte littéraire, Thèse de doctorat présentée en cotutelle, Université du Québec à Montréal et Université de Poitiers, novembre 2013, 450 p. [En ligne], https://archipel.uqam.ca/6010/1/D2569.pdf (page consultée le 19 novembre 2018).

LABORDE-MILAA, Isabelle et Malika TEMMAR. « La figure de l’écrivain dans la critique littéraire médiatique », dans Semen, vol.26, 2008. [En ligne], https://journals.openedition.org/semen/8433 (page consultée le 20 novembre 2018).

NEEMAN, Elsa, Jérôme MEIZOZ et Claire CLIVAZ. « Culture numérique et auctorialité : réflexion sur un bouleversement », dans A Contrario, vol. 1, no17, 2012, p.3-36. [En ligne], https://www.cairn.info/revue-a-contrario-2012-1-page-3.htm (page consultée le 20 novembre).

RUCAR, Yan. La littérature électronique : Une traversée entre les signes, Les Presses de l’Université de Montréal, Montréal, 2015, 290 p. [En ligne], https://pum.umontreal.ca/fichiers/livres_fichiers/9782760635548.pdf (page consultée le 20 novembre 2018).

SHINYA, Shigemi. « La littérature et les matières de ses supports. Le paratexte web. » dans Fabula, Les colloques, Enseigner la littérature à l’université aujourd’hui, 2011. [En ligne], http://www.fabula.org/colloques/document1537.php (page consultée le 18 novembre 2018).

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