Étude de l’incidence des supports sur les pratiques d’écritures et de réécritures d’une œuvre : analyse comparative du roman-feuilleton et des feuilletons numériques

[Je vous invite à aller consulter ma problématique qui a été légèrement modifiée]

 

  1. AUBRY, Danielle. Du roman-feuilleton à la série télévisuelle : Pour une rhétorique du genre et de la sérialité. Éditions Peter Lang, Berne, 2006, 244 p. 

L’ouvrage de Danielle Aubry fait suite à ses recherches universitaires sur la littérature du XIXe siècle, ainsi que la fiction télévisuelle. De ce fait, l’auteur réalise une étude comparative approfondie des « multiples convergences narratives unissant les modalités d’écriture du feuilleton littéraire et des séries télévisées. De plus, l’auteur s’intéresse également à la notion de sérialité, non seulement dans les romans feuilletons, mais également dans les séries télévisées.

Dans le cadre du présent travail, nous nous intéresserons plus particulièrement au chapitre I de l’ouvrage, soit celui où l’auteure décrit le phénomène de l’industrialisation de la littérature. Dans ce chapitre, nous retrouvons l’émergence du roman feuilleton, ainsi que la notion de sérialité, auquel le feuilleton est souvent rattaché. Par la suite, nous étudierons le chapitre III et IV, qui s’intéresse plus particulièrement la production « feuilletonesque », notamment avec l’exemple de « Les mystères de Paris » d’Eugène Sue. Finalement, nous analyserons le chapitre V, qui nous permettra de nous familiariser avec le « sensation novel » qui regroupe certaines caractéristiques du feuilleton.

 

2. CLÉMENT, Jean. « La littérature au risque du numérique », dans Document numérique : Nouvelles écritures. Lavoisier, Paris, 2001, vol.5. p.113-134. [En ligne], https://www-cairn-info.acces.bibl.ulaval.ca/revue-document-numerique-2001-1-page-113.htm (page consultée le 24 octobre 2018

Dans le cadre de son article, Jean Clément s’interroge plus particulièrement sur la modification du rapport entre le support et le texte en lien avec les nombreuses mutations médiatiques en cours. De plus, il s’interroge à savoir s’il peut réellement exister une littérature écrite au niveau numérique sans support matériel fixe. Nous retrouvons également plusieurs préoccupations au niveau de l’avenir de la littérature, soit sur la production littéraire en elle-même, ou bien sur la perte de la narration au profit « d’un jeu dramatique » par l’instauration des hypertextes. Finalement, l’article de Jean Clément est divisé en neuf sections : les risques du virtuel, du livre au corpus, la fin de la bibliothèque?, le e-book, simple transition?, de nouvelles perspectives pour la création littéraire, écritures procédurales, poésie animée, hyperfictions, vers une littérature du court-circuit.

L’article de Jean Clément est pertinent dans le cadre de la présente recherche, puisqu’il s’interroge sur le codage du texte en contexte numérique. En effet, la création de « balises » dans le contexte numérique tente de recréer la matérialité de « l’objet-livre », malgré la modification du support. De plus, l’auteur aborde les nouvelles perspectives pour la création littéraire avec les mutations médiatiques, notamment le mode d’affichage, le caractère programmable des textes et l’interactivité entre les auteurs et les acteurs. Finalement, le dernier élément pertinent dans la réflexion de Jean Clément est la dernière partie de l’article, soit « vers une littérature du court-circuit ». En effet, dans cette partie, l’auteur aborde notamment la modification des rapports existants entre l’auteur/le lecteur/l’éditeur et la renaissance du feuilleton en contexte numérique. Plusieurs exemples de roman-feuilleton numérique sont nommés, ce qui nous permettra de faire une analyse comparative d’un roman-feuilleton numérique et papier.

 

3. GOUDMAND, Anaïs. « Le roman-feuilleton ou l’écriture mercenaire : l’exemple des Mystères de Paris », dans Cahiers de narratologie, no31, 2016 : Sérialité narrative. Enjeux esthétiques et économique. [En ligne], https://journals.openedition.org/narratologie/7589 (page consultée le 24 octobre 2018). 

Tout d’abord, dans son article, Anaïs Goudmand dresse un portrait de l’émergence du roman-feuilleton dans les journaux. Au fil du temps, celui-ci gagne de plus en plus en popularité et permet aux journaux d’élargir leur lectorat. Nous assistons à un progressif du statut d’auteur, soit celui de l’écrivain salarié. Ainsi, comme l’auteure l’explique, le roman-feuilleton représente l’inscription de la littérature dans le capitalisme, puisqu’il « met en œuvre une articulation inédite des fonctions esthétique et économique de la littérature ». Dans le cadre de cette étude, l’auteur s’intéresse plus particulièrement aux conséquences narratives que peut avoir représenté la publication en tranches ou fragments au moment du premier âge d’or du roman-feuilleton.

L’article d’Anaïs Goudmand dresse un portrait des particularités que nous retrouvons dans la forme du roman-feuilleton. Cela demeure un élément particulièrement pertinent dans le cadre de la présente étude, puisque nous nous intéressons à la forme de celui-ci. Nous retrouvons entre-autre l’interruption temporaire, « la réticence de l’intrigue », le phénomène du « cliffhanger », etc. Finalement, cet article nous permet de mieux comprendre le phénomène du feuilleton dans la presse, mais également le phénomène de la « littérature industrielle ».

 

4. LEIDUAN, Alessandro. « Introduction. Sérialité narrative : enjeux esthétiques et économiques », dans Cahiers de narratologie, no31, 2016 : Sérialité narrative. Enjeux esthétiques et économique. [En ligne], https://journals.openedition.org/narratologie/7561 (page consultée le 24 octobre 2018).

Dans son article, Alessandro Leiduan s’intéresse plus particulièrement au phénomène de la sérialité, mais également de la remise en question que la société entretien avec les pratiques narratives. L’auteur nous explique que plusieurs objets, tels que les vêtements et les voitures sont vendus puisqu’ils correspondent à un certain standard. Est-ce que les séries narratives seraient en mesure de s’accommoder à un standard aussi élevé que cela ? Il serait impossible pour les séries narratives de répondre à de tel standard, puisque les trames narratives doivent présentées des éléments les distinguant les unes des autres. Alessandro explique que chaque élément distinctif permet au lecteur de découvrir un nouvel univers, une nouvelle trame narrative. Par la suite, l’auteur s’intéresse à diverses notions de la sérialité : comme mode de réception, comme paradigme critique et esthétique et aux enjeux esthétiques et économiques des séries narratives.

Cet article nous permettra plus particulièrement de creuser la notion de la sérialité et comprendre l’ensemble des éléments que cela implique, mais également auprès du roman-feuilleton. En étant présenté de façon fragmentée, celui-ci s’inscrit dans une forme de sérialité.

 

5. LETOURNEUX, Matthieu. Fictions à la chaîne : littératures sérielles et culture médiatique. Paris, Éditions du Seuil, coll. « Poétique », 2017, 560 p.

Dans le cadre de son ouvrage, Matthieu Letourneux s’intéresse plus particulièrement à l’influence que peut avoir le phénomène de la sérialité dans la production littéraire, éditoriale mais également de la réception des œuvres auprès des lecteurs. L’auteur explique qu’il est impossible d’étudier l’originalité d’un auteur sans prendre en considération d’autres traditions littéraires et culturelles, comme par exemple les productions romanesques de la même époque ou bien le courant littéraire dans lequel l’œuvre s’inscrit, etc.

Cet ouvrage est pertinent dans le cadre de la présente recherche, puisqu’il aborde la notion de sérialité et la définit d’une façon assez large. De plus, cela nous permet de comprendre que le phénomène de la sérialité influence l’ensemble des acteurs du livre, que ce soit au niveau de la production littéraire, éditoriale et de la réception de l’œuvre. Cela pourra permettra de faire des liens avec le phénomène de la sérialité actuelle, avec la réapparition des feuilletons sur les plateformes numériques.

 

6. LETOURNEUX, Matthieu. « La mondialisation à l’ère de la culture sérielle », dans Romantisme, 2014, vol.1, no163, p. 79-88. [En ligne], https://www.cairn.info/revue-romantisme-2014-1-page-79.htm (page consultée le 24 octobre 2018)

Dans le cadre de son article, Matthieu Letourneux s’intéresse plus particulièrement à la mutation du champ éditoriale et médiatique dans le développement des imaginaires sériels. En effet, la croissance de la presse et l’apparition du feuilleton au sein de celle-ci, ce qui a permis le développement des imaginaires sériels, c’est-à-dire de récits reprenant des personnages fictionnels d’une œuvre à une autre, comme par exemple les aventures d’Arsène Lupin. L’auteur explique également qu’on assiste à une standardisation des supports au niveau des œuvres sérielles. De plus, avec cette mondialisation de la presse et des supports, cela crée une sorte d’effet de mode et nous assistons à la reprise de certains éléments, comme par exemple la division en série pour les enquêtes policières, telle qu’elles apparaissaient dans les romans feuilletons. Finalement, l’article de Matthieu Letourneux est divisé en trois grandes sections : la culture sérielle, culture médiatique et mondialisation; mondialisation des imaginaires sériels et la mondialisation et logiques d’appropriation.

Dans le cadre du présent travail, l’article de Matthieu Letourneux est pertinent puisqu’il aborde la forme du roman feuilleton et son impact sur les genres de l’imaginaire. Il serait pertinent d’étudier les impacts que le roman-feuilleton a pu avoir sur le développement sériel. De plus, l’auteur aborde la notion de « dime novel » qui pourrait être perçu comme étant l’évolution du genre du roman-feuilleton en dehors du cadre médiatique.

 

7. MAYER, Ariane. L’impact du numérique sur la création littéraire, mémoire de recherche sous la direction d’Alain Busson, HEC de Paris, 2012, 66 p. [En ligne], https://digital-studies.org/wp/wp-content/uploads/2013/01/M%C3%A9moire-MAC-HEC-Ariane-Mayer-version-d%C3%A9finitive.pdf (page consultée le 23 octobre 2018)

Dans le cadre de son mémoire, Ariane Mayer s’intéresse à savoir dans quelle mesure le livre numérique modifie-t-il la création littéraire? Cela amène l’auteure à s’interroger sur les supports et comment ceux-ci peuvent affecter la nature du texte dans son format, ainsi que dans son contenu. Par la suite, elle s’intéressera également au processus créatif qu’engendre le développement de nouvelles technologies, ainsi que les rapports que l’auteur entretien avec les autres membres de la chaîne du livre (lecteur, éditeur, etc.)

Cet ouvrage est particulièrement pertinent dans le cadre de la présente recherche, puisque nous nous intéressons également à l’incidence des supports sur les pratiques d’écritures et de réécritures. De plus, dans une perspective d’une analyse comparative entre un roman-feuilleton et un roman numérique, il nous sera possible d’observer divers critères textuels qui sont modifiés avec la modification des supports d’écritures et de lecture. De plus, comme Ariane Mayer, nous nous intéressons à la figure de l’auteur tant au moment des feuilletons qu’à l’ère numérique.

 

8. PINSON, Guillaume. La culture médiatique francophone en Europe et en Amérique du Nord : De 1760 à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Les Presses de l’Université Laval, Québec, 2016, 359 p.

Dans le cadre de son article, Guillaume Pinson tente de retracer les grandes évolutions et transformations médiatiques qui ont marqués l’Europe et le Canada au XXe siècle. Au travers l’analyse de ces grandes évolutions, l’auteur cible notamment trois éléments importants dans cette mutation médiatique : les références culturelles, littéraires, artistiques et historiques communes; les transferts abondants fondés sur les déplacements des écrivains-journalistes et les relations asymétriques. L’ouvrage est divisé en cinq chapitres : Émergence de l’espace médiatique francophone, modélisations, circulations, la littérature-journal dans la francophonie et le rayonnement des métropoles.

L’ouvrage de Guillaume Pinson nous permettra de bien comprendre le contexte d’émergence de la presse au début du XXe siècle. Cela nous permettra donc de comprendre dans quel contexte les romans feuilletons sont apparus au sein des journaux. De plus, nous nous intéresserons plus particulièrement à l’étude du quatrième chapitre de l’ouvrage : La littérature-journal dans la francophonie. Cela nous permettra de mieux comprendre le format dans lequel le roman-feuilleton était présenté, mais également de comprendre la place du roman feuilleton dans la presse Européenne et Canadienne Française.

 

9. THÉRENTY, Marie-Ève. La littérature au quotidien : Poétiques journalistiques au XIXe siècle. Paris, Éditions du Seuil, coll. « Poétique », 2007, 400 p.

Dans le cadre de son ouvrage, Marie-Ève Thérenty s’intéresse plus particulièrement au rapport entre la littérature et l’écriture journalistique du XIXe siècle. Au sein de son ouvrage, nous retrouvons trois axes principaux : la littérarisation du quotidien, la mission attribuée à la fiction du quotidien, qui permettra entre-autre de valoriser le genre romanesque et finalement les changements de paradigmes entre les journalistes de 1830 et ceux de 1880.

L’ouvrage de Marie-Ève

L’ouvrage de Marie-Ève Thérenty est pertinent dans le cadre de la présente recherche, puisque le deuxième chapitre de son ouvrage s’intéresse plus particulièrement au contenu du roman-feuilleton qui mélange parfois la fiction et l’actualité. Cela nous permettra de faire une analyse détaillée de la forme et du contenu d’un roman-feuilleton, ce qui caractérise et le définit.

 

10. VANDENDORPE, Christian. Du papyrus à l’hypertexte : essai sur les mutations du texte et de la lecture. Éditions Boréal, Montréal, 1999, 259 p. [En ligne], https://litmedmod.ca/sites/default/files/pdf/vandendorpe-papyrusenligne_lr.pdf (page consultée le 23 octobre 2018)

Dans le cadre de son ouvrage, Christian Vandendorpe s’intéresse plus particulièrement au bouleversement culturel qu’engendre les mutations technologiques sur le support et sur le texte. Les nouvelles technologies transforment le rapport qu’entretien le lecteur avec le texte, puisque celui-ci peut naviguer d’une fenêtre à une autre. Nous assistons à une sorte de bris de continuité, notamment associé au texte imprimé. L’auteur s’intéresse également aux trames narratives entre l’hyperfiction et le roman imprimé. En effet, comme l’explique Christian Vandendorpe, « l’art du roman réside, […], dans la capacité de retarder le dénouement d’une intrigue », alors que l’hyperfiction amène davantage le lecteur à explorer les pistes qui s’offrent à lui via les divers liens qui sont présents dans le corps du texte. Finalement, cet ouvrage comporte plusieurs chapitres regroupant les thèmes de l’oralité, la textualité, la lecture, les supports, la fixité des supports, etc.

Cet ouvrage est particulièrement pertinent pour la présente recherche, puisqu’il s’interroge sur l’évolution des supports et sur les pratiques d’écritures dans un contexte de développement numérique. Cela nous permettra notamment d’approfondir la question de l’enjeu des supports et sur leurs incidences, sur les pratiques d’écritures et de lectures. Le rapport entre l’objet-livre et le lecteur est transformé avec les nouvelles technologies puisqu’il est amené à faire constamment des choix dans sa pratique de lecture, notamment en cliquant sur les divers liens hypertextes qui lui son présentés. Finalement, l’auteur aborde la notion de la stabilité de l’écrit, qui demeure un questionnement important avec la transposition de l’écrit d’un support à un autre, mais également d’une forme à une autre.

 

Éléments à approfondir :

Au courant des prochaines recherches documentaires dans le cadre de cette analyse, il sera pertinent d’approfondir plusieurs éléments, notamment le contexte d’émergence des feuilletons numériques, les différentes formes que peut prendre le feuilleton numérique, la modification des pratiques d’écritures au sein de l’univers numérique, mais également de la légitimation de l’écrit et de la figure de l’auteur d’un support à un autre.

 

Bibliographie :

AUBRY, Danielle. Du roman-feuilleton à la série télévisuelle : Pour une rhétorique du genre et de la sérialité. Éditions Peter Lang, Berne, 2006, 244 p.

CLÉMENT, Jean. « La littérature au risque du numérique », dans Document numérique : Nouvelles écritures. Lavoisier, Paris, 2001, vol.5. p.113-134. [En ligne], https://www-cairn-info.acces.bibl.ulaval.ca/revue-document-numerique-2001-1-page-113.htm (page consultée le 24 octobre 2018)

GOUDMAND, Anaïs. « Le roman-feuilleton ou l’écriture mercenaire : l’exemple des Mystères de Paris », dans Cahiers de narratologie, no31, 2016 : Sérialité narrative. Enjeux esthétiques et économique. [En ligne], https://journals.openedition.org/narratologie/7589 (page consultée le 24 octobre 2018).

LEIDUAN, Alessandro. « Introduction. Sérialité narrative : enjeux esthétiques et économiques », dans Cahiers de narratologie, no31, 2016 : Sérialité narrative. Enjeux esthétiques et économique. [En ligne], https://journals.openedition.org/narratologie/7561 (page consultée le 24 octobre 2018).

LETOURNEUX, Matthieu. Fictions à la chaîne : littératures sérielles et culture médiatique. Paris, Éditions du Seuil, coll. « Poétique », 2017, 560 p.

LETOURNEUX, Matthieu. « La mondialisation à l’ère de la culture sérielle », dans Romantisme, 2014, vol.1, no163, p. 79-88. [En ligne], https://www.cairn.info/revue-romantisme-2014-1-page-79.htm (page consultée le 24 octobre 2018)

MAYER, Ariane. L’impact du numérique sur la création littéraire, mémoire de recherche sous la direction d’Alain Busson, HEC de Paris, 2012, 66 p. [En ligne], https://digital-studies.org/wp/wp-content/uploads/2013/01/M%C3%A9moire-MAC-HEC-Ariane-Mayer-version-d%C3%A9finitive.pdf (page consultée le 23 octobre 2018)

PINSON, Guillaume. La culture médiatique francophone en Europe et en Amérique du Nord : De 1760 à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Les Presses de l’Université Laval, Québec, 2016, 359 p.

THÉRENTY, Marie-Ève. La littérature au quotidien : Poétiques journalistiques au XIXe siècle. Paris, Éditions du Seuil, coll. « Poétique », 2007, 400 p.

VANDENDORPE, Christian. Du papyrus à l’hypertexte : essai sur les mutations du texte et de la lecture. Éditions Boréal, Montréal, 1999, 259 p. [En ligne], https://litmedmod.ca/sites/default/files/pdf/vandendorpe-papyrusenligne_lr.pdf (page consultée le 23 octobre 2018)

 

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