Éloge du bref : « Microfictions et autres microformes »

Il paraît tout à fait intéressant (et conséquent) de voir jaillir des travaux et des initiatives portant spécifiquement sur les formes ultrabrèves (en littérature, en art, etc.). Ainsi en est-il de ce colloque, pour lequel circule un appel : « Microfictions et autres microformes ». Organisé à l’Universite du Minho au Portugal,le colloque repose sur un argumentaire qui convoque contextuellement les twitter et autres médias favorables à cette contraction du langage et de la représentation, mais sans s’y limiter, heureusement :

Les microfictions se fondent dans la vie de tous les jours et la culture médiatique, ressemblent à des titres de journaux, sont faits de littérature, de légendes urbaines et de faits divers. Fraction importante de l’univers narratif urbain, la microfiction se situe au carrefour du conte traditionnel, de la littérature et du folklore urbain. […] La forme concise, elliptique, compacte et intense des microfictions, ainsi que ses contaminations par des formes et genres non narratifs (genres gnomiques, lyriques), pose la question de la particule minimum de narrativité (comment raconter ou ébaucher le changement d’un état vers un autre état avec le moins de mots possible). Fragmentaires, fractales et fugaces, les microfictions, notamment celles qui paraissent sur des blogs et dans Twitter, s’accumulent sous forme de séries ouvertes à l’infini (écriture de liste), établissant ainsi une connexion entre le minuscule, l’immense ou l’infini.

Les propositions de communication sont attendues d’ici le 30 juin.

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