Le personnage dans le roman contemporain. Bourse de recherche postdoctorale (déc. 2012-juin 2013)

Une bourse postdoctorale est offerte sur la thématique du personnage dans le roman contemporain : http://carnets.contemporain.info/audet/archives/1159 Sous la direction de René Audet et Nicolas Xanthos, le stage permettra d’arrimer une problématique originale à un projet de recherche subventionné sur le personnage déphasé dans le roman actuel. Candidatures à envoyer pour le 9 octobre.

Penser le récit contemporain : colloque étudiant

Penser le récit contemporain : 
du déficit d’un modèle à l’exploration de nouvelles stratégies

 

3 février 2012
Local 5242, pavillon Charles-De-Koninck
Université Laval

 

Si l’action des personnages a longtemps dominé l’espace du récit, elle semble aujourd’hui laisser sa place à d’autres objets de préoccupation qui affectent le geste de mise en récit. Ce colloque sera l’occasion d’interroger ces autres formes d’organisation du récit qui renouvellent la prose narrative depuis 1980.

Programme complet ici.

Du texte au livre — modalités d’incarnation des textes

Un appel à communications vient d’être diffusé pour un stimulant colloque qui aura lieu à Nancy en juin 2012. L’événement s’intéressera aux modalités d’incarnation du texte, du livre à ses formes alternatives, à travers l’histoire ou en contexte actuel. Le spécialiste de littérature numérique Espen Aarseth (connu pour sa notion d’ergodic literature) sera l’un des conférenciers invités.

Le colloque « Du texte au livre / Des textes aux livres » est envisagé comme un forum de discussion autour des différentes façons dont les textes sont matérialisés afin d’être « consommés » par le lectorat, des débuts de l’imprimerie à nos jours. Les questions soulevées par l’intitulé pourront être abordées d’un point de vue historique ou contemporain. Les communications qui adopteront une perspective historique pourront par exemple s’intéresser aux modes de production du livre à une époque donnée ou à leur évolution au fil du temps. Celles qui se placeront dans une perspective contemporaine pourront envisager des cas où la matérialisation des textes ne prend pas forcément la forme du codex, ou discuter l’impact que les récents développements technologiques (tels que les avancées en matière d’impression numérique ou l’émergence de supports de lecture comme le Kindle Reader d’Amazon ou l’iPad d’Apple) ont pu avoir sur le passage du texte au « livre ».

Le livre, objet commun lourdement chargé

La récente montée des livres numériques n’a pas manqué de réveiller des torrents de nostalgie et de romantisme à propos du livre. Objet commun, pourtant largement passé sous silence dans les dernières décennies (sinon pour des exceptions extrêmes comme La Pléiade et les livres de poche plus ou moins jetables), le livre connaît actuellement une popularité monstre dans les discussions sur la littérature, les liseuses électroniques et l’avenir de la culture. Des considérations bien étrangères les unes aux autres se mélangent, au grand bonheur des pourfendeurs de l’une ou l’autre position.

La figure du livre intéresse certains (comme dans sa présence dans les œuvres numériques), alors que d’autres se questionnent sur sa transformation numérique, les enjeux de l’espace du texte et de la couverture, les bouleversements éditoriaux, juridiques, bibliothéconomiques et institutionnels. Tout est encore à venir, en quelque sorte…

Je croise avec curiosité cette nouveauté de Garrett Stewart : Bookwork. Medium to Object to Concept to Art (University of Chicago Press). L’exploration semble stimulante… et replace la question dans un environnement plus large, ce qui peut apporter un peu de souffle à la discussion actuellement plutôt stérile…

Less an inquiry into the artist’s book than an exploration of the book form’s contemporary objecthood, Stewart’s interdisciplinary approach traces the lineage of these aggressive artifacts from the 1919 Unhappy Readymade of Marcel Duchamp down to the current crisis of paper-based media in the digital era. Bookwork surveys and illustrates a stunning variety of appropriated and fabricated books alike, ranging from hacksawed discards to the giant lead folios of Anselm Kiefer. The unreadable books Stewart engages with in this timely study are found, again and again, to generate graphic metaphors for the textual experience they preclude, becoming in this sense legible after all.

Saisir la place du livre dans ses réseaux

Le séminaire animé par Sylvie Ducas se poursuit en 2011-2012. Arrimé à un futur projet ANR intitulé « L’auteur en réseaux. Modes de circulation transnationale du livre », le séminaire portera plus spécifiquement sur les réseaux autour du livre. Sous le titre  « Les réseaux du livre : de l’auteur au lecteur », l’événement rassemblera sur une année différents intervenants (chercheurs et étudiants) qui viendront appuyer le groupe de travail qui

entend poursuivre ses investigations sur le livre, l’auteur, non seulement dans le cadre des relations avec les autres professionnels du livre (éditeurs, libraires, bibliothécaires, critiques…), mais aussi dans son rapport complexe et souvent invisible avec la communauté des lecteurs (imaginé, convoqué, redouté, réel, pluriel, hyperlecteur, contre-lecteur…).

Les propositions d’intervention peuvent être envoyées jusqu’au 8 juillet. Souhaitons que les considérations actuelles des réseaux numériques et des pratiques numériques de lecture seront représentées. Détails sur Fabula.

(photo : « Woman reading to children », The University of Iowa Libraries, licence CC)

Des éditions critiques à l’heure numérique

Avec la prolifération des ressources et de la documentation en ligne, il apparaît heureux de voir surgir des outils de veille adaptés à cette réalité, et en plus lorsqu’ils sont utilisés par des personnes de grande compétence. L’un de ces outils, Scoop.it, peut donner des résultats satisfaisants (le vignettage de style magazine est en vogue).

Dans cet esprit, j’ai croisé la page « Édition critique et digital humanities » récemment. Elle est éditée par Emmanuelle Morlock, qui est ingénieure d’études en édition électronique au Service d’ingénierie documentaire de l’Institut des Sciences de l’Homme à Lyon. Les initiatives récentes dans le domaine, les réflexions fondamentales, les descriptifs d’outils figurent parmi les sites et pages recensés. Vivement des avancées tangibles dans cette mutation indispensables des éditions critiques.

Colloque étudiant « Penser le récit contemporain »

Dans la foulée des travaux que je mène en collaboration avec Nicolas Xanthos (UQAC), des auxiliaires de recherche du projet sur « La théorie du récit à l’épreuve du romanesque contemporain » organisent un colloque étudiant en février 2012 à l’Université Laval. Intitulé « Penser le récit contemporain. Du déficit d’un modèle à l’exploration de nouvelles stratégies », il vise à rassembler des études d’œuvres narratives où l’action et l’intrigue n’ont pas le haut du pavé.

En notant l’évacuation de certaines notions cadre dans des œuvres qu’elle continue pourtant de considérer comme narratives, la critique suggère l’existence d’autres formes d’organisation du récit. Le développement linéaire, vectoriel et téléologique du « sujet » qui compose traditionnellement l’histoire est remplacé en l’occurrence par une dominante descriptive, émotive ou perceptive qui met en jeu, forcément, des stratégies narratives particulières, à l’aune desquelles se dessine un récit singulier. Si certains s’en tiennent au constat de la disparition – d’une intrigue resserrée, de personnages forts, d’un dénouement éclairant… –, le colloque invite à voir dans les bouleversements opérés sur les repères fondateurs de la théorie du récit les signes d’un déplacement des enjeux narratifs.

Aussi ne s’agira-t-il pas de comptabiliser les pertes par rapport au modèle conventionnel ; l’objectif est bien plutôt de rendre compte des possibilités narratives ouvertes par un récit qui s’élabore sur un autre motif que celui d’un personnage menant une action à son terme. Quelles composantes des œuvres interviennent dans ce renouvellement des usages du récit ? À partir d’études de cas tirés de la prose narrative contemporaine (depuis 1980), on cherchera à répondre à ces deux questions fondamentales : quel objet du texte configure le récit, et comment le configure-t-il ?

Les corpus étudiés peuvent appartenir à différentes littératures nationales ; le seul critère de la contemporanéité des œuvres est ici retenu. Comment raconte-t-on aujourd’hui en dehors de la simple représentation des actions d’un personnage autour duquel se construit une intrigue ? Nous souhaitons entendre les hypothèses que vous formulez pour répondre à cette interrogation fondamentale dans les écritures contemporaines.

Les propositions de communications sont attendues pour le 28 octobre 2011. Appel et coordonnées ici.

Éloge du bref : « Microfictions et autres microformes »

Il paraît tout à fait intéressant (et conséquent) de voir jaillir des travaux et des initiatives portant spécifiquement sur les formes ultrabrèves (en littérature, en art, etc.). Ainsi en est-il de ce colloque, pour lequel circule un appel : « Microfictions et autres microformes ». Organisé à l’Universite du Minho au Portugal,le colloque repose sur un argumentaire qui convoque contextuellement les twitter et autres médias favorables à cette contraction du langage et de la représentation, mais sans s’y limiter, heureusement :

Les microfictions se fondent dans la vie de tous les jours et la culture médiatique, ressemblent à des titres de journaux, sont faits de littérature, de légendes urbaines et de faits divers. Fraction importante de l’univers narratif urbain, la microfiction se situe au carrefour du conte traditionnel, de la littérature et du folklore urbain. […] La forme concise, elliptique, compacte et intense des microfictions, ainsi que ses contaminations par des formes et genres non narratifs (genres gnomiques, lyriques), pose la question de la particule minimum de narrativité (comment raconter ou ébaucher le changement d’un état vers un autre état avec le moins de mots possible). Fragmentaires, fractales et fugaces, les microfictions, notamment celles qui paraissent sur des blogs et dans Twitter, s’accumulent sous forme de séries ouvertes à l’infini (écriture de liste), établissant ainsi une connexion entre le minuscule, l’immense ou l’infini.

Les propositions de communication sont attendues d’ici le 30 juin.

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