Carnet de recherche Michaël 15 juin 2017

Dans les deux dernières semaines, j’ai principalement travaillé avec Clara sur la conception de la base de données pour le projet. Nous nous sommes concentrés sur la partie Répertoire de la future plateforme Web du projet, endroit où seront réunis tous les exemples et ouvrages ayant servi à monter le corpus analysé ainsi que les références critiques. À quelques reprises, nous avons rencontré Charles-Antoine et Tom pour avoir leur avis et leur poser des questions.

De plus, j’ai participé à la réunion du 9 juin. Clara et moi avons aussi rencontré Renée Bourassa par Skype à quelques reprises. Le mardi 13 juin en après-midi, Renée est venue travailler avec nous sur le projet, pour valider certains points.

Une photo du travail de Michaël et Clara sur la base de données.

Le travail sur la base de données a donné lieu à des interrogations étant donné qu’il s’agissait de ma première expérience. Ce n’est probablement pas la partie la plus facile du projet, mais l’apprentissage qui en ressort est très intéressant et pertinent. Le fait d’aller voir Dave quelques fois pour lui poser des questions a permis d’éclaircir certains points.

Outre le travail sur la base de données, j’ai également participé à la recherche d’un nom pour le futur groupe de partage sur Facebook.

J’ai également recueilli des images intéressantes sur l’imaginaire du livre, que ce soit des illustrations, des photographies ou des vidéos. Ces images permettent de comprendre l’atmosphère du livre et/ou l’image mentale du livre auprès de la population. En naviguant sur différentes pages Facebook sur le livre ou les technologies, j’ai pu lire des débats intenses sur le livre (« Qu’est-ce qu’un vrai livre? » ou « Le livre papier va-t-il mourir? ») tout en recueillant diverses idées technologiques pour la partie création/prototype que je ferai plus tard cet été. Ces débats m’ont permis de constater, plus que jamais, que la question du livre papier est un débat sentimental. Beaucoup de gens misent sur l’expérience du livre comme facteur de justification d’un vrai livre, c’est-à-dire que certaines personnes ne pensent pas qu’un livre numérique est un vrai livre parce qu’ils ne peuvent pas le toucher, le sentir, etc.

Ces débats m’ont amené à me questionner sur le codex. J’ai alors découvert que le même débat existait pour la transition du rouleau vers le codex. Quand le format codex a été inventé, les gens ne jugeaient pas ce nouveau format comme un vrai livre. Pour eux, un vrai livre était un rouleau. C’est un peu le même débat présentement qui a lieu, mais c’est intéressant de voir l’évolution des perceptions. Maintenant, pour nous, un rouleau n’est sans doute pas un vrai livre. Donc peut-être plus tard, pour les générations futures, le livre numérique sera un vrai livre alors que le codex ne sera plus considéré comme un vrai livre.

J’ai aussi lu Digital Humanities par Anne Burdick (et autres). Cet ouvrage m’a permis de mieux saisir l’essence du projet, dans quelle optique se déroule notre travail de recherche à l’ère numérique. Cela a entre autres été pertinent pour mieux comprendre certains points de la base de données.

Aussi, Clara et moi avons créé un tableau de planification de notre temps, avec les tâches que nous avons à faire et les délais (aujourd’hui, cette semaine, cet été). Un endroit sur le tableau est réservé pour les tâches réalisées.

Aujourd’hui, 15 juin, j’ai rencontré Renée afin de faire le point sur le premier mois de travail. Nous avons convenu de mieux diviser les tâches entre Clara et moi afin d’optimiser le temps et de mettre chacun à l’aise dans le projet en exploitant les forces individuelles.


BURDICK, Anne et al, Digital_Humanities, MIT Press, 2012, 152 p.

WIKIPÉDIA,

Codex, https://fr.wikipedia.org/wiki/Codex [Consulté le 15 juin 2017]

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