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	<title>Commentaires sur : Culture québécoise et mondialisation</title>
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	<description>Littérature contemporaine &#124; Culture numérique &#124; Recherche et diffusion</description>
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		<title>Par : Annie</title>
		<link>http://carnets.contemporain.info/audet/archives/253#comment-155</link>
		<dc:creator>Annie</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Mar 2007 06:16:49 +0000</pubDate>
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		<description>Capter ce qui bat sous la surface...

L&#039;écrivain barcelonais Enrique Vila-Matas, que tu connais bien pour me l&#039;avoir fait découvrir, écrit ceci dans son dernier essai:« Dans un écrit sur Tabbuchi, Sergio Pitol dit que les enclaves multilingues , ces lieux où cohabitent diverses communautés nationales, tendent à enrichir la littérature grâce à des personnalités qui, assimilant les différentes cultures présentes et nourries des lourdes tensions qu&#039;abrite un voisinage forcé, parviennent, sans l&#039;avoir voulu peut-être, à ébaucher une voix strictement individuelle. Trieste, Odessa, A lexandrie, Dublin, Prague, la Vienne d&#039;un autre temps [Montréal, Le Québec ? - c&#039;est moi qui souligne], ont vu naître des écrivains qui ont quelque chose en commun: détachement par rapport à la tradition et indépendance vis-à-vis des courants qui leurs sont contemporains. Leur modernité est d&#039;un autre type, elle pose une radicalité non programmée. Exemples évidents: Joyce, Kafka, Babel, Cavafis, Bruno Schulz, peut-être Canetti. Il existe une autre série de créateurs qui, par vocation intime, se transforment en une unité assimilant les langues et les échos des cultures différentes. Leur oeuvre est une passerelle et un lieu de rencontre. Une antenne captant ce qu&#039;il y a de considérable et qui bat sous la surface. De cette famille, à laquelle appartient Tabucchi, Sergio Pitol cite les cas notoires de Borges, Pessoa et Larbaud .» (Mastroianni-sur-Mer, Éd. du Nord/Ouest, 2002)</description>
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<p>L&#8217;écrivain barcelonais Enrique Vila-Matas, que tu connais bien pour me l&#8217;avoir fait découvrir, écrit ceci dans son dernier essai:« Dans un écrit sur Tabbuchi, Sergio Pitol dit que les enclaves multilingues , ces lieux où cohabitent diverses communautés nationales, tendent à enrichir la littérature grâce à des personnalités qui, assimilant les différentes cultures présentes et nourries des lourdes tensions qu&#8217;abrite un voisinage forcé, parviennent, sans l&#8217;avoir voulu peut-être, à ébaucher une voix strictement individuelle. Trieste, Odessa, A lexandrie, Dublin, Prague, la Vienne d&#8217;un autre temps [Montréal, Le Québec ? - c'est moi qui souligne], ont vu naître des écrivains qui ont quelque chose en commun: détachement par rapport à la tradition et indépendance vis-à-vis des courants qui leurs sont contemporains. Leur modernité est d&#8217;un autre type, elle pose une radicalité non programmée. Exemples évidents: Joyce, Kafka, Babel, Cavafis, Bruno Schulz, peut-être Canetti. Il existe une autre série de créateurs qui, par vocation intime, se transforment en une unité assimilant les langues et les échos des cultures différentes. Leur oeuvre est une passerelle et un lieu de rencontre. Une antenne captant ce qu&#8217;il y a de considérable et qui bat sous la surface. De cette famille, à laquelle appartient Tabucchi, Sergio Pitol cite les cas notoires de Borges, Pessoa et Larbaud .» (Mastroianni-sur-Mer, Éd. du Nord/Ouest, 2002)</p>
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